15063 Wrote:Si le TER n'a pas attendu à Brive, on suppose que la SNCF n'a pas engagée la dépense d’affrètement d'un autocar pour rien...
Donc vu de Brive, l'IC part de Paris avec +26 ce qui fait penser, si tout va bien à une arrivée à +20 à Brive. Cela retarde d'autant la fin de service du personnel du train et la fermeture de la ligne St Denis-Capdenac-Rodez. Or si le personnel acceptait jadis de finir sa journée en retard, la SNCF est beaucoup plus stricte de nos jours. Il suffit de voir le nombre de fois où le dernier train est supprimé. En plus, rien ne dit que l'IC ne va pas avoir de nouveaux problèmes en route, transformant le +20 en +60. Donc on ne fait pas attendre le TER, tant pis pour les clients. Les chauffeurs de car ont ordre d'attendre, pendant ce temps ils sont payés. L'un d'eux me racontait les attentes interminables pour la SNCF, jusqu'à 3 heures, pour parfois finalement rentrer au dépôt.
De ce que je comprends des faits exposés par OCCITAN, le train a eu 50' de retard à l'arrivée à Brive. Il avait probablement plus au départ de PAZ ou a minima lorsque la décision fut prise d'affréter un car pour la correspondance Brive-Rodez (car on ne se bouscule pas sur la ligne, et la marge de tracé est aujourd'hui confortable). Comme tu l'écris fort justement, on ne prend pas ce type de décision à la légère, les agents de Limoges ou de Brive savent très bien que l'existence de ce TER est liée pour l'essentiel aux correspondances relevées sur la radiale. Il est probable que le retard d'au moins 30 min en ligne pour le TER (p-ê plus quand la décision fut prise) posait problème, que ce soit côté ADC ou eu égard aux périodes de fermetures de circulation de la ligne (le fait qu'un A/R de nuit circule [encore] ne veut pas dire que les rares gares ouvertes pour les deux trains le restent en continu) ou vis à vis du seul point de croisement ouvert. Ne pas oublier que l'essentiel de la ligne est en block manuel, sjmsb (donc côté souplesse d'exploitation... on repassera... c'est un système certes éprouvé mais d'une autre époque, pour un pays comme le nôtre).
Pour ce qui concerne le TER parti à l'heure, probablement avec bien moins de voyageurs à bord (à moins qu'une autre correspondance soit relevée), là aussi, il faudrait avant de conclure disposer de l'ensemble des données du problème avant de conclure. Si l'engin et/ou les agents doivent être acheminés à Rodez pour assurer un autre train (fut-ce après la durée de repos prévue dans le roulement), supprimer la circulation n'est guère envisageable.