Cramos Wrote:[…]Par contre, je n'ai pas bien compris l'intérêt d'un arrêt ligne B tout près du débranchement comme proposé[/list] par Terminus (bd Anquetil). Et si cela abouti, quel gâchis que d'avoir placé par avance des aiguilles qui ne serviront pas. Ce n'est pas anodin, comme l'a écrit Latil22: si les aiguilles ont été placées dès le départ, c'était pour éviter d'avoir à subir la même choses que les précédents réseaux, et en dernier lieu Le Mans : une interruption estivale juste pour placer deux aiguilles. Mais cette idée n'est qu'une demie-surprise, vu que le trajet de la place de l'Académie à la rue du Haras reste à définir.[…]
Je crois qu'un tronçon
sans arrêt entre la station HARAS et la station GARES-PAPIN à laquelle je pense, le long de la gare routière, aurait une distance excessive. Par ailleurs pour une correspondance entre les deux lignes de tram (ligne A branche Roseraie et ligne B branche Belle-Beille), il serait inconcevable — s'il n'y avait pas de station pour le tram B en haut de la rue Denis Papin (entre la place Bernard Anquetil et la place de la Gare) — de devoir transiter au plus court depuis la place Sémard par le hall de la gare Saint-Laud et l'escalier mécanique intérieur, ou par l'escalier extérieur quand la gare est fermée. Cela représente tout de même 400 mètres environ, avec une telle distance on ne peut pas parler de correspondance (cette distance est comparable à celle qui sépare le haut de la place du Ralliement et la place Lorraine).
Les échanges entre la place Sémard et l'actuelle station LES GARES sur le pont Létanduère s'effectuent dans la pire de toutes les zones de correspondances d'Angers, c'est peut-être, hélas, une autre de nos exceptions angevines (*).
En revanche, en regardant sur un plan la distance entre ces deux stations de tram (la première entre le haut de la rue Denis Papin et la seconde station que j'avais imaginée en bas de cette même rue), cette distance me paraît effectivement trop courte — c'est sans doute ce que pense Cramos — et je penche finalement pour un report de cette station rue René Brémont.
Par ailleurs, rappelons que la desserte de la gare SNCF par les arrêts de bus GARES-SÉMARD et GARES-BRÉMONT est extrêmement mauvaise à cause des très longues distances à pied (environ 400 mètres) et du temps perdu. Le principe de lignes de bus allant du Pont-Noir à la statue du Roi René via la place Sémard donne une mauvaise desserte : il serait bien préférable que ces bus venant du Pont-Noir continuent vers le boulevard Foch, via la place de la Gare.
Pour finir, pourquoi s'obstiner à faire passer à la gare presque tout le réseau ? On croirait qu'il est conçu pour une utilisation principale de desserte de la gare, ce qui est une vue de l'esprit, les voyageurs des trains ne constituant qu'une fraction très minime de la clientèle. D'ailleurs, dans les autres villes que j'avais citées — Le Mans, Tours, Nantes, Orléans, Brest — il n'y a qu'un nombre réduit de lignes desservant la gare, l'essentiel du réseau n'y est pas détourné pour y perdre du temps en gaspillant un kilométrage improductif. C'est encore, malheureusement, une exception angevine que ce détour massif du réseau IRIGO par la gare : 9 lignes sur 13 (sauf réseau suburbain), soit 69 % des lignes ! C'est complètement aberrant et on ne voit ça nulle part ailleurs.
Récapitulons ce qui se passe ailleurs dans la région :
- BREST : 5 lignes sur les 15 du réseau principal, soit seulement 33 % ;
- TOURS : 9 lignes sur 17 (sauf réseau suburbain), soit 53 %, et c'est un cas particulier car la gare est en centre-ville (350 mètres seulement entre le hall de la gare et la station centrale Jean Jaurès) ;
- LE MANS : 6 lignes sur 24, soit 25 % ;
- NANTES : 5 lignes sur environ 53, soit 9,4 % ;
- ORLÉANS, réseau principal seulement (= lignes tram + lignes fortes + lignes standard + minibus Citéis) : 11 lignes sur 24, soit 46 % ; cas particulier car la gare est en centre-ville ;
- RENNES (réseau principal seulement, sauf réseau suburbain et lignes de zones industrielles, mais y compris lignes périphériques) : 4 sur 16, soit 25 %.
Le classement selon la desserte de la gare, du pourcentage le plus petit au plus grand, s'établit ainsi, réseaux suburbains non compris :
- 9,4 % à Nantes (**) ;
- 25 % au Mans et à Rennes ;
- 33 % à Brest ;
- 46 % à Orléans (gare en centre-ville) ; il y a une 2e gare aux Aubrais desservie par 3 lignes du réseau principal : 1 tram, 1 ligne structurante, 1 minibus Citéis ;
- 53 % à Tours (gare en centre-ville) ; il y a une 2e gare à St-Pierre-des-Corps desservie par 3 lignes dont une est un simple rabattement périphérique intermittent (desserte d'un centre commercial) ;
- 69 % à Angers.
Avec le plus fort pourcentage sommes-nous les gagnants, ou plutôt les perdants ? Je crois que nous sommes les perdants.
On comprend pourquoi, à Angers, les liaisons diamétrales traversant le centre-ville sont aussi mauvaises quand on va d'une périphérie à une autre : la plupart des lignes sont détournées pour rien par la gare.
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(*) Définition de l'exception angevine : ce qui se fait à Angers, mais seulement à Angers, avec l'auto-persuasion que c'est mieux qu'ailleurs (invocation de la super-compétence locale), alors qu'en réalité si c'est différent c'est parce que c'est souvent moins bien qu'ailleurs.
Variante de l'exception angevine : ce qui se fait à Angers parce qu'Angers est une ville très spécifique et qu'on ne peut pas faire autrement (invocation de la forme ou du caractère de la ville), alors qu'en réalité toutes les villes sont spécifiques et qu'en cherchant bien on trouve souvent d'autres solutions.
(**) À Nantes le réseau amalgame les dessertes urbaines et suburbaines.