Le principe de précaution a gelé le transport scolaire
Interrompus depuis lundi en Moselle, les transports scolaires reprennent ce matin. Jusqu’à présent, le système D et la marche à pied étaient de mise pour se rendre à l’école, au collège ou au lycée. Désormais, plus d’excuses pour rater la classe. Photo Pierre HECKLER
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Interrompus depuis lundi en Moselle, les transports scolaires reprennent ce matin. Jusqu’à présent, le système D et la marche à pied étaient de mise pour se rendre à l’école, au collège ou au lycée. Désormais, plus d’excuses pour rater la classe. Photo Pierre HECKLER
Les bus scolaires n’ont pas circulé entre mardi et aujourd’hui en Moselle, alors qu’il n’y a eu que très peu de chutes de neige. « Les prévisions étaient mauvaises », se justifie la préfecture. Reprise des services aujourd’hui.
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La suspension de la circulation des transports interurbains, y compris les bus scolaires, a été levée hier avant 16 h en Moselle. Le ramassage scolaire devrait s’effectuer à nouveau normalement, car selon les services de traitement des routes au conseil général, les réseaux secondaires sont tous dégagés.
LE FAIT DU JOUR
Impossible toutefois de ne pas s’interroger sur le bien-fondé de la prolongation de cette suspension des transports, alors que les chutes de neige, très abondantes lundi, se sont limitées à un ou deux centimètres de poudreuse depuis cette date. Résultat, les écoles, dans l’obligation d’accueillir les élèves, ont affiché un taux d’absentéisme très élevé et des salles de classes désespérément vides. « C’est tout le problème des prévisions météorologiques », reconnaît Patrick Nanginier, en charge de la sécurité routière à la préfecture de Moselle, où sont coordonnées, au sein d’une cellule de crise, les informations autour des intempéries.
Vers une sectorisation
Alors que 20 centimètres de neige bloquaient les principaux axes routiers et tout le réseau secondaire, 80 % des bus ne sont pas sortis lundi. La préfecture suspendait tout transport pour le lendemain, le surlendemain et… hier. « Les prévisions étaient à chaque fois mauvaises. Mercredi soir, on s’attendait à pire », explique Emmanuelle Champigny, pour le Département. Mais la vague neigeuse est passée plus au sud, et le réseau routier a été épargné. « Pas tout à fait, explique Patrick Nanginier. Des congères se sont formées sur le réseau. Impossible de faire rouler des bus dans ces conditions. » « Nos têtes de réseaux pour le ramassage se trouvent justement dans les petits villages où la circulation est la plus difficile », insiste M me Champigny. « A nous de juger du risque. Que diraient les parents si un bus d’enfants versait au fossé ? », renchérit le responsable à la préfecture. Néanmoins, tous deux sont d’accord : « Il y a mieux à faire que ce tout ou rien ! » On évoque la perspective de sectoriser les transports : le sillon mosellan Metz-Thionville, la Moselle-Est (Forbach-Boulay-Château-Salins), la zone Bitche-Sarreguemies et Sarrebourg plus au sud.
La Meurthe-et-Moselle adopte l’alerte SMS
En Meurthe-et-Moselle, il faut croire que les prévisions ont été plus clémentes. La cellule de coordination préfecture-conseil général n’a suspendu les transports scolaire que la journée de mardi. Et encore, elle a maintenu les transports publics. D’autant qu’au Département, à Nancy, a été créée cette année une salle opérationnelle dédiée aux infos routes et transports scolaires, qui facilite grandement l’information du grand public. Ainsi, une alerte SMS pour les parents d’élèves a été initiée pour les TED (Transport en département) sur le site internet
www.ted.cg54.fr, où il suffit de s’inscrire en y laissant son numéro de portable. Succès garanti : lundi, 500 parents étaient inscrits ; hier, on dépassait les 4 000. L’information a été ainsi largement diffusée.