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Le local détruit dans l’incendie abritait notamment les câbles de l’énergie de traction du métro qui permettent de faire avancer les trains, et aux rames de sortir comme de rentrer au garage-atelier, pour leur maintenance. Un poste de commandement pour tous les courants faibles servant à transporter l’information nécessaire au bon fonctionnement de la ligne B a également été endommagé par l’incendie.
« C’est vital, sur un métro automatisé. Les câbles arrivent par des gaines souterraines. Les fourreaux qui les entourent ont été endommagés sur plusieurs mètres », a expliqué à Ouest-France Ronan Kerloc’h, directeur général chez Keolis Rennes. La recherche de solutions techniques alternatives permettra-t-elle aux autorités d’annoncer un redémarrage possible de la ligne B dès le mois de décembre ? Réponse espérée ce mardi.

Ce mardi, la société exploitant le réseau Star a annoncé que la ligne B ne reprendrait pas du service avant le 18 décembre, le temps d’effectuer les réparations. « On met tout en œuvre pour la remettre en service avant les vacances de Noël », a précisé l’opérateur.
L’arrêt total des rames, qui ont toutes été rapatriées, a occasionné une belle pagaille pour les 100.000 usagers quotidiens de la ligne B. Une ligne relais a été mise en place afin de pouvoir compenser cet arrêt. Keolis promet « une offre de bus toutes les 5 minutes » pour les voyageurs. Aux heures de pointe, la situation reste cependant compliquée. La mise en place de cette offre de remplacement a également entraîné la suppression de quatre lignes de bus (10,12, 32 et 34).
Tous annoncent que la ligne B du métro ne sera pas remise en service avant le lundi 18 décembre 2023, au minimum. « On est confiant pour une reprise du trafic à cette date », confie Ronan Kerloc’h.

Arrêt de la ligne b : planning des travaux et prévisions de reprise du trafic
Samedi 18 novembre, un incendie s'est déclenché sur un poste électrique d'alimentation au garage atelier de la Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande, entraînant l'arrêt de la ligne b du métro de Rennes Métropole.
Nous savons également qu'un freinage d'urgence s'est produit au même moment.
Les investigations et expertises se poursuivent sur toutes les infrastructures et les trains de la ligne afin de comprendre l'origine de ces évènements.
La priorité est à la remise en service rapide de la ligne. En collaboration avec les équipes de Siemens Mobility, un planning des différents chantiers de réparation a été élaboré. Toutes les équipes techniques de Keolis Rennes et Siemens Mobility sont mobilisées pour que ce calendrier soit rendu possible dans un respect absolu des règles de sécurité.
Voici les grandes étapes de réparations incluant les phases de test et de validation par les autorités compétentes :
Construction d'une nouvelle architecture électrique pour permettre de rétablir le courant sur les voies de la ligne b. Ce chantier inclura des travaux sur le courant fort pour l'alimentation électrique de traction des trains ainsi que des travaux sur le courant faible pour les automatismes. La vérification de l'ensemble des installations électriques de la ligne sera également réalisée.
Mise en service : plusieurs étapes sont nécessaires avant de remettre en service la ligne b pour s'assurer que l'incident ne se reproduira pas :
Phase de test : pendant plusieurs jours, des tests seront réalisés pour valider la conformité du système après travaux de remise en état, le bon fonctionnement de la ligne b et des infrastructures présentes dans chacune des stations.
Marche à blanc : pendant 2 jours, une marche à blanc sera réalisée. Elle consiste à reproduire les conditions réelles d'exploitation sans usagers.
Contrôles techniques des rames : les 25 rames feront l'objet d'un contrôle complet en atelier, à raison de 2 rames par jour.
Autorisation de redémarrage par le STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés).
Compte-tenu de ces différentes étapes, la remise en service de la ligne b ne pourra intervenir avant le 18 décembre et tout est mis en oeuvre pour un rétablissement du service commercial du métro avant les vacances de Noël.
Les équipes de Keolis Rennes sont pleinement mobilisées pour assurer la continuité du service public de mobilité.
Une ligne de bus relais a été immédiatement créée pour desservir l'ensemble des stations de la ligne b. Pour pouvoir la mettre en place, 5 lignes ont été supprimées dans un premier temps : 10,12, 32, 34 et la navette centre-ville. Ces 5 lignes ont été choisies selon plusieurs critères dont le volume de fréquentation et l'offre de transport en commun à proximité de leurs itinéraires permettant un report sur d'autres lignes.
Après plusieurs jours de mise en service, des améliorations ont été apportées le lundi 27 novembre matin :
Des renforts supplémentaires ont été mis en place aux heures de pointe sur les lignes Chronostar C1, C4, C5, qui desservent plusieurs pôles majeurs à proximité de la ligne b.
La ligne 10 a été partiellement remise en service du lundi au samedi au sein des quartiers de Cleunay et Bourg-l'Evêque. Cette ligne circulera uniquement entre le terminus Porte de Cleunay et la station de métro Anatole France, à raison d'un bus toutes les 30 minutes entre 6h30 et 20h30.
La ligne 12 a été partiellement remise en service sur sa partie sud du lundi au samedi au sein du quartier Sainte-Thérèse. Cette ligne circule uniquement entre le terminus de La Poterie et la station de métro Jacques Cartier, à raison d'un bus toutes les 20 minutes entre 6h30 et 20h30 (toutes les 40 minutes le samedi).
Au quotidien, nous surveillons de près ce dispositif, que nous pourrions amener à faire évoluer si besoin. Nous sommes conscients que les conditions de transport actuelles sur le réseau STAR, fortement impactées par l'arrêt de la ligne b de métro, ne sont pas optimales, et nous nous excusons pour la gêne occasionnée.
Nous remercions les usagers pour leur patience et leur compréhension et les assurons de notre mobilisation de tous les instants pour rétablir le service dans les meilleurs délais.


L’origine de l’incendie ayant paralysé la ligne B du métro se précise
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Ce que venait de décrire Ronan Kerloc’h disait ceci : Le 18 novembre à 18h40, un incident technique a été mis en évidence au niveau du troisième essieu d’une rame circulant entre les stations ViaSilva et Atalante, ce qui a déclenché un freinage d’urgence. La rame a ensuite été ramenée en station où les voyageurs ont pu descendre. En repartant à vide en direction du garage atelier, cette rame a vu un élément sous son troisième essieu entrer en contact avec une des deux barres d’alimentation électrique, qui a provoqué un court-circuit. C’est ce court-circuit qui pourrait être à l’origine de l’incendie survenu à plusieurs kilomètres de là et qui a ravagé l’alimentation électrique du métro automatique. Visiblement surpris par cette intervention, les responsables de Keolis et de la métropole ont rappelé que « les investigations se poursuivaient » mais que les éléments communiqués semblaient fermement établis.
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D’autant que la métropole rennaise s’était déjà montrée particulièrement remontée contre Siemens Mobility lorsque la mise en service de la ligne B avait dû être retardée






Hallochen, bonsoir à tous,
la première panne et celle d'hier sont de même origines : le freinage d'urgence n'est qu'une conséquence.
La réelle cause est que la rame a déguidé (déraillée). C'est un problème qui est connu, et c'est pour cette raison que le métro ne reprendra pas de suite. (sources fiables)
L'incendie du poste de redressement le mois dernier est dû à un court-circuit causé par le déraillement de la rame elle même.
Il n'y a eu aucun blessé lors de ces incidents.
Bonne soirée.
Pourquoi ils communiquent pas dessus ben parce que c'est beaucoup trop grave et que ça remettrait en cause la conception du système même.
D'autre part si on parlait publiquement de ce genre de défaillance, ça éffrayerait le public qui remettrait à juste titre en question la fiabilité et la sécurité du système.
Pensez-vous vraiment qu'un freinage d'urgence (qui arrive sur tous les métros automatique du monde tous les jours) soit la cause du problème?


Siemens voulait disposer d’une plateforme plus simple que celle utilisée jusqu’alors par le VAL, le système s’inspire encore largement du système mis au point par la RATP dans les années 50, une piste de roulement en bois ou en métal et des barres latérales de guidage sur lesquelles 2 roues horizontales prennent appuis, servant également au captage du courant
Mais la mise au point d’un nouveau système aurait demandé de nombreuses années, environ une décennie entre les recherches et les homologations. Siemens s’est tourné vers une technologie existante et son choix s’est porté sur le guidage par rail central unique développé par Lohr pour son tram sur pneus. L’entreprise a donc racheté ce brevet et l’a redimensionné pour l’adapter à ses nouveaux véhicules. Son avantage tient dans son extrême simplicité. Pour faire rouler des trains, il ne faut qu’une piste en béton, un rail latéral et 2 simples barres latérale pour la prise de courant en 750V. S’y ajoutent différents capteurs pour la marche automatique. Les coûts sont ainsi réduits au strict minimum, offrant un atout de poids face à la concurrence. Si les voitures du CityVAL sont guidées comme celle du Translohr, la comparaison s’arrête là. Ainsi le CityVAL est doté d’un système de veille informatique qui assure un freinage d’urgence en cas de déraillement, une éventualité toute théorique





ewen Wrote:Il ne faudrait pas non plus exagérer, jusqu'à maintenant personne n'est mort ou n'a été en phase de l'être.



Urbino Wrote:Le TVR, c'est précisément l'accident industriel que j'évoquais dans mon message. Les discussions sur le forum PSS indiquent que dans les deux cas, l'accident de la ligne b serait un déguidage - risque que nombre de passionnés avait prédit. Cela s'était déjà produit lors des essais, ce que Siemens était parvenu à rectifier en multipliant par 5 ou 6 () le couple de serrage des galets. Cette solution a permis au Cityval de traverser une année sans aucun incident. C'est la preuve que la marche à blanc a été menée très sérieusement par Siemens et Keolis Rennes.
Urbino Wrote:La technologie Translohr - bien que moins fragile que celle du TVR - a été conçue pour un tramway à plancher bas et vitesse modérée. Il ne faut pas être grand devin pour questionner sa robustesse pour un véhicule au centre de gravité bien plus haut et circulant jusqu'à 80km/h. Malheureusement, l'équipe de Daniel Delaveau n'a pas su se poser cette question en 2010...



greg59 Wrote:De mémoire, il n'y avait pas aussi, la volonté de la métropole d'avoir un métro sur pneu seulement, ce qui limite les choix de constructeurs ? Nan
Si l'appel d'offre était ouvert au métro sur fer, peut être que l'issue aurait été different (AnsaldoBreda Driverless, Alstom Metropolis, etc...) aurait pu avoir le marché



Jojo Wrote:En journée et en heure de pointe la fréquence est un peu plus faible (de 10/13 bph à 8/10)

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