Modérateur: Urbino

al73 Wrote:pour info Transdev possède déjà 55% du groupe... cela à été annoncé en CE chez nous..

Veolia-Transdev : la Caisse des dépôts confirme sa volonté de devenir majoritaire
Le désengagement de Veolia Environnement de sa filiale de transport public Veolia Transdev, codétenue à parité avec la Caisse des dépôts (CDC), avance toujours à pas feutrés. La Lettre de l'Expansion annonce l'intérêt du Crédit Agricole, et de la Caisse ne fait que confirmer son intention de devenir majoritaire. Selon son dirigeant Jean-Pierre Jouyet, le dénouement de l'affaire approche.
La vente des 50% de parts que détient Veolia environnement finira-t-elle par se réaliser avant fin 2012 ? Lors d'une conférence téléphonique début août, Antoine Frérot n'en était pas si sûr. Cela fait près d'un an que le patron du groupe a annoncé son intention de se désengager de sa filiale de transport public pour alléger la dette de l'entreprise (1,8 milliard d'euros).
Depuis, le feuilleton Veolia Transdev va de rebondissement en rebondissement. Un jour, c'est un groupe allemand de transport (Rethmann) qui est présenti pour racheter une part du capital détenu par Veolia, le lendemain, c'est le fonds luxembourgeois Cube, aujourd'hui, c'est le Crédit Agricole.
Dans son édition du 17 septembre, la Lettre de l'Expansion rapporte en effet, sans citer ses sources, que des négociations avaient actuellement lieu entre la CDC, Veolia Environnement et le Crédit Agricole afin que cette dernière entre au capital de Veolia Transdev à hauteur de 20%. Rien n'a filtré sur l'évolution du capital restant. Information non commentée par Veolia, ni par la Caisse.
"Dans les meilleurs délais"
Le 19 septembre, la Caisse indique à l'AFP que le directeur général de la Caisse des dépôts (CDC) "Jean-Pierre Jouyet "confirme que les discussions sont activement engagées avec Veolia en vue du renforcement de la part de la Caisse des dépôts au capital de Veolia Transdev. Les décisions relatives à cette recomposition du capital et à la réactualisation de la stratégie seront prises dans les meilleurs délais", a-t-elle ajouté.
Fin juillet, une source proche du dossier avait confirmé à Mobilicités qu'elle envisageait certes d'accroître sa part dans Veolia Transdev mais qu'elle limiterait cette montée à 55% du capital du groupe de transport public, ce qui lui suffirait à en prendre le contrôle.
Or, selon la Correspondance économique, qui ne cite pas ses sources, la participation de la CDC dans Veolia Transdev pourrait atteindre 60%. Interrogée par l'AFP, la Caisse n'a pas souhaité confirmer cette information.
Mais comme elle ne cesse de répéter que son renforcement au capital de Veolia Transdev s'incrira "dans la durée", elle cherche un partenaire ayant la même stratégie. D'où son refus de la candidature du fonds luxembourgeois Cube Infrastructure mi-2012, "pas assez gros", selon un observateur. Et auquel la Caisse prétait l'intention de céder les actifs de Veolia Transdev à l'international.
Toujours citée par l'AFP, la Caisse veut en effet que sa filiale "puisse avoir de vraies marges de manœuvre pour son développement, tant en France qu'à l'international, et qu'elle soit porteuse d'un projet industriel et d'un plan stratégique durables, à la fois en phase avec les attentes des élus et des citoyens".
Le dossier Veolia Transdev vers une issue proche ?
La Caisse des dépôts et consignations (CDC) et Veolia Environnement seraient tombés d'accord sur une répartition à 60/40 du capital de leur filiale commune spécialisée dans le transport de voyageurs Veolia Transdev, affirme Le Figaro. Ce qui ne suffit pas à déconsolider la dette de Veolia qui cherche à se désengager depuis près d'un an.
Selon le quotidien du 3 octobre 2012, qui cite des sources concordantes, les deux parties se sont entendues sur une montée de la Caisse des dépôts (CDC) fin septembre. Actuellement, Veolia Transdev est détenu à 50/50 par les deux groupes, mais Veolia souhaite s'en désengager dans le cadre de son programme de désendettement. L'hypothèse d'une montée à 55 ou 60% de la CDC est, dans ce cadre, évoquée depuis plusieurs semaines.
Veolia Transdev bénéficierait dans un premier temps d'une recapitalisation par transformation de créances de la CDC en actions, puis d'un apport supplémentaire. Puis, d'ici 2013, la société remboursera l'essentiel de ses dettes à l'égard de Veolia Environnement en cédant des actifs.
Régime minceur
Selon le Figaro, la Caisse s'est en effet résolue à imposer à Veolia Transdev "un régime minceur plus sévère que prévu et qui touchera des actifs internationaux en pertes ou trop consommateurs de capitaux". Ainsi "Veolia pourra diviser par plus de deux son exposition financière à Veolia Transdev d'ici la fin 2013, c'est-à-dire à moins de 500 millions d'euros", selon une source proche du dossier, citée par le journal.
" La Caisse ne veut pas aller au-delà de 60 %", affirme une source proche du dossier, qui confirme l'offre. Le problème est que celle-ci pourrait être insuffisante pour Antoine Frérot, le pdg du Veolia Environnement. "Si Veolia reste à 40 %, la déconsolidation de la dette est très minime. Il aurait souhaité (Antoine Frérot, ndlr) ne pas garder plus de 20 %", poursuit cette même source, qui rappelle que, actuellement, les deux actionnaires portent chacun environ 900 millions d'euros de dette.
En clair, l'opération porterait sur une centaine de millions. Ce que conteste une autre source, arguant du fait qu'en ne détenant plus le co-contrôle, Veolia Environnement pourrait déconsolider l'essentiel de la dette, citant un chiffre de l'ordre de 500 à 600 millions. Mais si tel était le cas, Antoine Frérot devrait sauter sur l'offre de la Caisse. Or, selon les informations de l'AFP, le patron de Veolia aurait commencé à y répondre en mettant des conditions "qui ne vont pas de soi pour la Caisse", indique un proche du dossier.
Veolia Transdev : la Caisse des dépôts va pousser jusqu'à 60%
Selon Le Monde daté du 20 octobre 2012, après dix mois de difficiles négociations, la Caisse des dépôts devrait annoncer la semaine prochaine sa montée au capital de Veolia Transdev, à hauteur de 60%. Il était temps car les collectivités locales commencent à tourner le dos au géant du transport public.
"Il est temps que l'horizon de Veolia Transdev s'éclaircisse, on ne peut pas se permettre de naviguer à vue encore longtemps", commentait récemment un collaborateur du groupe de transport public, au lendemain de la perte coup sur coup des marchés urbains de Nice (juillet 2012), de Cannes (11 octobre) et de Strasbourg (12 octobre).
Les deux premiers contrats sont passés en régie, le troisième a été raflé par Keolis (en tandem avec SNCF Partenariat), qui depuis quelques mois, taille des croupières au numéro 1 du transport public.
L'incertitude autour du désengagement de Veolia Environnement dans sa filiale codétenue à parité avec la Caisse des dépôts (CDC) depuis la fusion entre Veolia et Transdev en 2011 n'a que trop duré, et les élus semblent perdre confiance.
Antoine Frérot a annoncé en décembre 2011 sa volonté d'abandonner l'activité transport et depuis, les rumeurs de reprise des parts de Veolia par le fonds luxembourgeois Cube, le transporteur allemand Rethmann ou le Crédit Agricole ne se sont jamais concrétisées.
"Il y a une grande incertitude aujourd'hui, la réalité de choses c'est que les équipes de Transdev n'existent plus et que Veolia veut se retirer du transport, cette faible visibilité n'est pas rassurante", expliquait Roland Ries, maire de Strasbourg, après le choix de sa ville de se passer des services de Veolia Transdev pour ses transports.
Cet horizon pourrait enfin s'éclaircir : selon Le Monde du 20 octobre 2012, "les négociations se seraient accélérées ces dernières semaines (entre Veolia et la CDC, ndlr) et les deux groupes se seraient mis d'accord, après moult péripéties pour que la CDC monte à 60% du capital de Transdev, ce qui permettrait à Veolia de se désendetter à hauteur de 550 à 600 milions d'euros", indique le quotidien qui cite une source proche du dossier.
Dans cette configuration, il suffira à la CDC de convertir en capital une partie des 900 millions d'euros de créances qu'elle détient sur Transdev.
Cet accord devait être soumis lundi 22 octobre à l'approbation du conseil d'administration de Veolia, qui ne compte plus Henri Proglio parmi ses membres (ce qui devrait faciliter les choses car l'ancien président de VE était hostile à la stratégie de son sucesseur Antoine Frérot).
Toujours selon Le Monde, Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse, devrait de son côté présenter ce plan à la commission de suveillance de la CDC le 24 octobre. Sollicité par MobiliCités, son porte-parole n'a pas souhaité répondre.

Un rapprochement entre Veolia et Suez mis à l'étude
Se dirige-t-on vers un grand chambardement du marché de l'eau et des déchets ? Selon nos informations, Suez Environnement et Veolia Environnement auraient discuté ces dernières semaines d'un rapprochement de leurs activités en France mais aussi à l'international, afin de former le numéro 1 mondial incontesté du secteur.
Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement, aurait contacté Antoine Frérot, PDG de Veolia, au mois d'août pour lui proposer un rapprochement amical. Plusieurs réunions de travail auraient eu lieu au cours du mois de septembre entre les deux groupes afin d'évoquer le périmètre de fusion, les termes de l'échange en matière d'actionnariat, l'organigramme du futur ensemble, etc. Si elles n'étaient pas officiellement mandatées, plusieurs banques-conseils auraient apporté leur concours à ces négociations : Goldman Sachs puis Rothschild pour Suez, Deutsche Bank pour Veolia.
Sur le papier, l'objectif paraît assez clair. Bousculés par la crise, les deux groupes ont vu leurs résultats se dégrader ces derniers mois et auraient tout intérêt, selon les partisans de cet accord, à se rapprocher pour mettre fin à la concurrence à laquelle ils se livrent sur chaque contrat. De plus, les deux spécialistes de l'eau et de la propreté se complètent bien géographiquement. " Suez est peu présent en Asie, notamment en Chine, en Corée et au Japon, les marchés les plus porteurs, ainsi qu'en Europe de l'Est, là où Veolia est bien positionné ", explique un proche des négociations.
RISQUE DE DILUTION
Le hic ? Les deux groupes occupent une telle position en France qu'un rapprochement semble compliqué à justifier, notamment auprès des autorités de la concurrence. A Bercy, on se dit d'ailleurs abasourdi par le projet. "A eux deux, Suez et Veolia détiennent plus des deux tiers des marchés de l'eau et des déchets, calcule un conseiller influent. Un rapprochement serait immédiatement retoqué pour abus de position dominante." Preuve de la complexité du dossier, les négociations auraient été rompues il y a une dizaine de jours, assurent plusieurs sources, les deux groupes estimant l'opération trop risquée. "Pour que le deal se fasse, il aurait fallu vendre quasiment l'intégralité des activités de l'un des deux groupes en France, ce qui ni l'un ni l'autre ne voulait accepter ", révèle, sous couvert d'anonymat, un banquier d'affaires.
De plus, la parité envisagée aurait fait tiquer Veolia, car trop favorable à Suez Environnement. Alors que le groupe dirigé par Jean-Louis Chaussade emploie près de trois fois moins de salariés que Veolia (hors Veolia Transdev, dont le groupe cherche à se séparer) et réalise un chiffre d'affaires deux fois inférieur, sa capitalisation boursière est quasiment la même : 4,303 milliards d'euros pour Suez à la clôture de la bourse vendredi 19 octobre, contre 4,423 milliards pour Veolia. "Le risque de dilution pour les actionnaires de Veolia serait important en cas de rapprochement amical", confirme un professionnel du secteur.
UNE PORTE DE SORTIE POUR DE NOMBREUX ACTIONNAIRES
Selon différentes sources, GDF Suez, l'actionnaire principal de Suez Environnement, dont il détient 35,7 % du capital, n'aurait pas mis son veto à l'opération, même si son conseil d'administration n'a pas été officiellement saisi de la question, tout comme ceux de Veolia et de Suez. Lourdement endetté (37,6 milliards d'euros à fin 2011), l'énergéticien chercherait en effet à se débarrasser des activités liées à l'environnement, trop gourmandes en cash et pas assez rentables. De plus, le pacte d'actionnaires qui lie les principaux actionnaires de Suez Environnement (GDF Suez, Groupe Bruxelles Lambert, Caisse des Dépôts et Consignations, Areva, CNP Assurances et Sofina se partagent 48,4 % du capital et agissent de concert) arrive à échéance en juillet 2013 et ne devrait pas être renouvelé."Albert Frère a notamment fait savoir qu'il allait se retirer", croit savoir un conseiller du Tout-Paris des affaires. Un rapprochement avec Veolia permettrait d'offrir une porte de sortie à un certain nombre de ces actionnaires.
Lundi 22 octobre, un séminaire est prévu chez Veolia, durant lequel le comité exécutif du groupe doit présenter aux administrateurs la stratégie qu'il entend adopter pour le prochain exercice. Nul doute que la proposition de rapprochement de Suez Environnement devrait y être évoquée. A l'issue de ce séminaire, un conseil d'administration devrait se réunir pour étudier la montée au capital de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dans la société de transports publics Transdev, détenue à parité avec Veolia.
Interrogé par Le Monde, Suez Environnement a réfuté tout projet de rapprochement. "Suez Environnement dément les rumeurs selon lesquelles elle travaillerait à un rapprochement avec Veolia Environnement", a indiqué le groupe dans un communiqué diffusé en début de soirée samedi 20 octobre. Quelques minutes plus tard, Veolia Environnement a lui aussi publié un communiqué, indiquant plus sobrement qu'"un rapprochement avec Suez Environnement n'est pas à l'ordre du jour".
La Caisse des dépôts prendra le contrôle de Veolia-Transdev
L’avenir de Veolia-Transdev s’éclaircit : la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a annoncé, le 23 octobre, qu’elle allait prendre « le contrôle exclusif » de Veolia-Transdev (VTD), en montant à 60% de son capital, Veolia Environnement (VE) descendant à 40%, une part appelée à diminuer encore. L’accord – attendu – est provisoire, mais la Caisse précise que son investissement s’inscrira « dans la durée ». De quoi rassurer les clients de VTD, après l’hémorragie de réseaux récente (Nice, Cannes, Strasbourg, passées en régie ou chez Keolis), les élus s’inquiétant de l’incertitude de l’avenir du groupe et du fait que « les équipes n’existent plus », comme nous confiait récemment un élu de premier plan.
Peu après avoir bouclé la fusion Veolia-Transdev au printemps 2011, Veolia Environnement avait annoncé son intention de se désengager des transports pour se recentrer sur les services et ainsi alléger sa dette, VTD, numéro deux français des transports collectifs derrière Keolis, ployant sous une dette de 1,8 milliard d’euros. Envisagée un temps par Veolia, l’idée d’introduire ses parts en Bourse avait été abandonnée en raison des conditions de marché dégradées, tout comme l’hypothèse d’une cession à un tiers. C’est finalement à travers une augmentation de capital de 800 millions d’euros par conversion des prêts d’actionnaires que se fera la montée au capital de la Caisse.
L’accord prévoit aussi que VE reprenne en direct la participation de 66% de VTD dans la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM). En séparant les deux dossiers, le géant des services espère faciliter la vente des 40% de VTD qu’il détient encore, les incertitudes pesant sur la SNCM concernant le remboursement possible des aides perçues plombaient en effet les négociations. Ainsi, au printemps, le fonds Cube Infrastructures (Natixis), candidat à la reprise de VTD, avait clairement refusé le package comprenant la SNCM. Une fois dans le giron de la CDC, VTD procédera à des cessions « ciblées » d’activités et pour refinancer sa dette existante et être en mesure de rembourser son ex-maison mère.
Jérôme Gallot : "Nous sommes concentrés sur le rétablissement financier de Veolia Transdev"
L'accord conclu fin octobre entre Veolia environnement et la Caisse des dépôts prévoyant la montée de la Caisse au capital de Veolia Transdev à hauteur de 60%, éclaircit l'avenir de l'un des premiers opérateurs mondiaux du transport public. Pour Jérôme Gallot, son dirigeant interrogé par la presse à l'occasion d'un déplacement aux Pays-Bas, il s'agit maintenant de remettre le groupe en ordre de marche et de solder un passé qui pèse lourdement sur les comptes.
MobiliCités : Vous êtes soulagé de l'accord conclu entre la Caisse des dépôts et Veolia environnement la semaine dernière ?
Jérôme Gallot : Il y avait urgence car il y avait effectivement des voies d'eau entre le sujet de l’actionnariat et notre activité opérationnelle. Nous avons abouti à la solution que vous connaissez mais qui n'est pas définitive. Il y a un accord de principe entre les actionnaires. Pour l'entreprise, ça signifie qu'elle devra chercher par elle-même ses financements bancaires. C'est une évolution majeure pour une entreprise comme la nôtre dont vous connaissez à la fois l'endettement et l'intensité capitalistique. Nous avons quelques mois pour finaliser le dispositif. Pour le reste, nous sommes en ordre de marche notamment sur la problématique des géographies du groupe. Ces sujets comme les moyens financiers dont nous disposerons doivent être encore avalisés par les actionnaires.
Quels sont les sujets de préoccupation plus quotidiens chez Veolia Transdev ?
Le rétablissement financier de l'entreprise. Cela passe par une amélioration de l'efficacité opérationnelle et par la lutte contre les foyers de pertes de l’entreprise. C’est-à-dire beaucoup de grands contrats urbains, mais pas seulement, gagnés à perte ces dernières années. Certains choix ont été faits en partant d'hypothèses d'évolution de trafic erronées et généralement sur-vitaminées, et des clauses d'indexation qui ressemblent à des gruyères. Un cocktail qui mène au bout de deux à trois ans à des situations dégradées.
Ce redressement prendra du temps. Il y a deux options : si nous sommes proches de l'expiration de ces contrats, nous répondrons aux nouveaux appels d'offres avec des propositions plus réalistes. Si nous sommes au début ou au milieu de contrat, il faudra procéder par avenants. C'est plus compliqué car pour faire un avenant, il faut être deux. Nous allons aussi chercher à rationaliser notre performance opérationnelle, par exemple, la maintenance ou la gestion des achats. Ce qui est très clair, c'est que le Veolia Transdev de l’après fusion ne peut plus supporter de conquérir des parts de marché dans de mauvaises conditions.
Cela signifie que vous préférez perdre un contrat plutôt que de le gagner s’il n’est pas rentable ?
Un service de qualité nécessite un juste prix. Un prix juste, c'est quoi ? Dans notre en activité, c'est un prix raisonnable, une rémunération positive de long terme avec cette idée de donner du contenu à la notion de partenariat avec les collectivités locales. Une entreprise qui perd de l'argent à tel endroit cherche à se refaire ailleurs. Ça induit des mécanismes de transfert, de compensation, qui ne sont pas pertinents. Nous discutons avec les collectivités locales qui ont leurs propres contraintes, mais ce que je ne veux pas, c'est ce qu'il s'est produit chez Veolia transport et Transdev : aucun contrat n'a été négocié ou renégocié dans de bonnes conditions. La situation d'aujourd'hui est le reflet de ce qui s'est passé depuis trois ou quatre ans.
Pouvez-vous nous donner des exemples ?
A Reims, le contrat a été négocié sur la base de chiffres de transfert de fréquentation du bus vers le tram qui ne se sont pas avérés. La cannibalisation du bus par le tram a été beaucoup plus importante que prévu et que ce qui se produit habituellement dans ce type d'agglomération. Ajouté aux problèmes de ticketing et de gestion de la relation avec le concessionnaire, cela a abouti à un réseau déficitaire pour l’exploitant, c’est-à-dire nous. Aujourd'hui c'est Reims, demain ce sera Besançon. Quel sera l'impact du tramway sur le réseau de bus ?
Quelle est la position des collectivités locales qui sont dans ce cas ? Pourquoi renégocieraient-elles leur contrat ?
Je l’ai évoqué, pour renégocier et faire un avenant au contrat, il faut être deux. J'ai aussi évoqué le partenariat, mais on peut aussi parler d'affecto societatis où les deux partenaires se mettent à la place de l'autre pour essayer de créer une communauté d'intérêt et de valeur. Ce n'est pas facile. C'est un travail collectif, il faut que l'équipe locale soit proche des élus. Que le siège montre qu'il s'intéresse à la situation locale, et qu'accessoirement, le patron aille sur le terrain. J'ai fait une quarantaine de déplacements en province depuis début 2012.
A l'international, on demande à l'exploitant de porter les risques et on le rémunère pour ça. Dans le contrat avec le comté de Nassau aux États-Unis par exemple, nous nous sommes substitués à une sorte de régie sur une zone périurbaine beaucoup plus importante, c’est du gagnant-gagnant. On nous a confié une sorte de délégation de compétence pour redessiner le réseau, nous avons pris des risques et notre rémunération est en rapport avec ces risques. Quant aux Américains, les transports leur coûtent moins cher qu'auparavant.
Veolia Transdev exploite treize modes de transport différents dont certains, comme le ferroviaire, sont plus consommateurs de capitaux que d'autres. Cela aura-t-il une influence sur votre stratégie de développement ?
Dans l'activité ferroviaire, il y a plusieurs modèles possibles. En Allemagne, les Landers ont fondé leurs appels d'offres sur un financement du matériel roulant par les opérateurs. Ce sont des investissements lourds à porter. Mais on peut imaginer que dans d'autres pays d'Europe, on fasse du rail avec moins de capitaux mobilisés. Actuellement, nous regardons de près les projets du gouvernement portugais pour le rail régional. Si le modèle économique retenu ne demande pas aux opérateurs de porter les investissements, nous pourrons répondre, forts de notre savoir-faire en matière d'exploitation ferroviaire. Mais si c'est un modèle qui demande de mobiliser des capitaux, ça va nous poser beaucoup plus de difficultés.
En France, il faut être réaliste, l'ouverture à la concurrence n'est probablement pas pour demain. Pas sûr du tout que le gouvernement anticipe les échéances européennes. Être en veille oui, déployer un dispositif trop en avance et qui pèse fortement sur l'entreprise alors que celle-ci est en redressement, non. Nos ambitions ferroviaires seront proportionnées, je souhaite simplement ne pas perdre la compétence.
Ça signifie aussi que vous ne répondrez qu'aux partenariats publics-privés qui ne nécessitent pas de mobilisation de capitaux pour l'opérateur ?
C'est déjà ce que l'on essaie de faire. Nous sommes très prudents sur ces sujets, nous avons été sollicités par exemple pour participer à des PPP en Australie mais nous déclinons lorsqu'ils nécessitent des investissements beaucoup trop lourds à l'entrée. Nous voulons bien mettre un pied dans la porte en nous associant à un consortium mais on ne peut le faire que de manière extrêmement limitée. Nous avons eu également une sollicitation au Brésil en 2011 et nous l'avons décliné.
Votre groupe a maintenant les mains libres pour changer de nom. Où en êtes-vous ?
Nous sommes prêts. Nous attendons simplement l'accord des actionnaires et principalement celui de la Caisse des dépôts, l'actionnaire de référence. C'est un sujet très important pour la mobiliser et dynamiser les énergies de tous les collaborateurs de l'entreprise. Nous avons trois options possibles, aux actionnaires de choisir.
Pour développer l'affecto sociétatis dont vous parliez, le fait d'avoir un actionnaire principal public est un atout par rapport aux collectivités locales ?
Oui c'est un atout. Ce qui a été handicapant ces dernières semaines, même si on imaginait bien que la Caisse des dépôts allait monter au capital, c'était l'incertitude. Les élus se demandaient pourquoi il n'y avait pas d'accord simple et clair. Après, la machine à perdre a été lancée parce que certains imaginaient qu'il y avait des problèmes, des difficultés particulières. Et nos concurrents n'ont pas manqué d'exploiter la situation. Quand quelqu'un écrira toute cette histoire dans 10 ou 15 ans - et ce ne sera pas moi – il arrivera à la conclusion que non seulement on a eu à sauter pas mal d'obstacles dans le grand steeple-chase d'Auteuil mais qu'en plus, on a fait trois fois le tour de l'hippodrome !
Mobilicites Wrote:A partir du 1er janvier 2013, la collectivité va disposer d’une offre de transport étoffée (+ 22 %) pour une subvention forfaitaire inférieure au montant actuel. La subvention s’élèvera en moyenne à 8,997 millions d'euros paran, contre 9,009 millions d'euros en 2011.

Ferrovi-Pat Wrote:M. Gallot peut ajouter le réseau de Chalon-sur-Saône à la liste de ceux à surveiller sur le critère du "juste prix", amha.
Le nouveau délégataire s'est engagé à augmenter la fréquentation de 35% et les recettes de 49%.


Ferrovi-Pat Wrote:Comme le transport public est une affaire à 2 partenaires, n'oublions pas le rôle que les AOT ont à jouer dans la "raisonnabilité" de leurs ambitions, en rapport avec leurs capacités financières.

François Wrote:Tu as raisons mais parfois les services des AOTs n'y comprennent pas grand chose en transport (ce qui a permis à des grands groupes de prospérer) et aujourd'hui sont obnubilés par le coût, sans se soucier du contenu de la prestation...

Veolia restera dans Transdev au moins jusqu'en 2014
Après l'accord intervenu le 23 octobre 2012 avec la Caisse des dépôts, Veolia Environnement renvoie à 2014 une nouvelle réduction de sa participation dans sa filiale commune de transports publics, Veolia Transdev. Le groupe restera donc actionnaire à 40% dans cette co-entreprise pendant encore deux ans.
Fin décembre 2011, Antoine Frérot s'était donné deux ans pour retirer Veolia environnement de sa filiale commune avec la Caisse des dépôts, Veolia Transdev. Après un an de tractations avec la Caisse et d'éventuels autres repreneurs, l'échéance n'a pas bougé, ce sera pour 2014 : "Nous souhaitons descendre à 20% dans un avenir raisonnable - disons, d'ici deux ans - afin de revenir sur un investissement minoritaire, même si on comprend très bien qu'il faille accompagner notre partenaire (la CDC) dans sa montée en puissance", a expliqué le directeur financier de Veolia environnement, Pierre-François Riolacci, lors d'une conférence de presse téléphonique, le 7 novembre 2012 sur les chiffres clés du groupe au 30 septembre 2012.
Veolia et la CDC avaient annoncé le 23 octobre un accord qui prévoit une montée de 60% de la CDC dans Veolia Transdev, Veolia descendant ainsi à 40% contre un partenariat à 50-50 jusqu'à présent
Cet accord devrait être effectif "probablement mi-2013", des remboursements des créances de Veolia pouvant s'étaler jusqu'à fin 2013, a encore précisé Pierre-François Riolacci.
Annoncé en décembre 2011, la volonté de Veolia de vendre sa part dans Veolia Transdev s'est avérée plus compliquée que prévu, poussant le leader mondial des services aux collectivités locales à étaler dans le temps son désengagement.
La vente de Transdev s'inscrit dans un vaste plan de réorganisation et de cession, baptisé "Convergence" lancé en 2011 pour alléger sa lourde dette, 15,2 milliards d'euros à fin septembre 2012.
Veolia Transdev, numéro deux français du transport public derrière Keolis (groupe SNCF), ploie elle-même sous une lourde dette de 1,8 milliard d'euros. Mais le récent accord avec la Caisse des Dépôts (CDC) pour descendre à 40% dans leur coentreprise de transports collectifs Veolia Transdev n'aura pas d'impact avant 2013.
Nouvelle étape vers le retrait des transports
Veolia compte descendre à 20 % du capital de Veolia Transdev à fin 2014.
Veolia évoque déjà officiellement une deuxième étape de son désengagement de Veolia Transdev (VTD). Le conseil d'administration du groupe a approuvé le 23 octobre l'accord ferme de montée au capital de la Caisse des Dépôts dans VTD et attend désormais, pour une validation définitive, le closing financier. Prévu mi-2013, il fera passer la participation de Veolia de 50% à 40%. Mais déjà, « nous attendons de la ramener à 20% d'ici à fin 2014, a indiqué hier Pierre-François Riolacci. Nous allons en discuter avec la Caisse des Dépôts et Consignations ». Tout en précisant : « Ce n'est pas prévu de façon contractuelle, mais c'est dans cet esprit que l'opération Veolia Transdev a été faite, la Caisse des Dépôts l'a bien compris. »
Différentes opérations
Dans l'immédiat, le closing va comporter plusieurs opérations en cours de montage. « Chacun des deux actionnaires avait mis à l'origine 1,1 milliard dans Veolia Transdev, dont 200 millions de fonds propres et 900 millions de dette, rappelle Antoine Frérot. Veolia Transdev va maintenant se refinancer d'abord par une augmentation de capital de 800 millions -dont 280 millions souscrits par Veolia -, et parallèlement obtenir 700 à 800 millions de dette bancaire ainsi que procéder à des cessions d'actifs ».
Au closing, doit aussi être finalisée la sortie du périmètre de VTD de la SNCM, reprise en directe par Veolia à 1 euro symbolique plus 76 millions de dettes existantes. Veolia affiche sa confiance sur l'avenir de la SNCM, malgré le réexamen en cours par la Commission européenne des aides d’État que la compagnie maritime a reçues, avec le risque qu'elle doive les rembourser. Cela parait peu probable, veut croire Veolia, qui remarque qu'une telle jurisprudence mettrait en difficulté d'autres sociétés européennes dans le même cas.
Ces différentes opérations parallèles conditionnent le closing. Au final, « à l'issue de cette première étape, nous récupérerons de l'ordre de 500 millions d'euros sur le 1,1 milliard investi », résume Antoine Frérot. « Une seconde étape permettra de réduire le solde de notre engagement financier », souligne-t-il lui aussi, les yeux rivés sur l'objectif de descendre à 20%.
Jean-Marc Janaillac donné futur patron de VTD
Jean-Marc Janaillac président du directoire de RATP Dev, devrait prendre les rênes de Veolia Transdev (VTD), selon Le Monde du 22 novembre, information confirmée par nos sources. Selon Le Monde, Jean-Marc Janaillac devrait être nommé le 6 décembre par le prochain conseil d’administration de VTD. Âgé de 59 ans, il est issu de la même promotion à HEC et l’ENA que François Hollande, dont il est présenté comme un proche. Selon nos sources, Jean-Marc Janaillac serait effectivement appelé à devenir directeur général de VTD, poste aujourd’hui occupé par Jérôme Gallot, mais la Caisse des dépôts, qui s’est engagée à monter à 60% au capital de VTD, hésiterait encore sur le poste de président. Il y a six mois déjà, le nom de Jean-Marc Janaillac avait circulé, pour la direction générale d’ADP.
Jean-Marc Janaillac sera nommé PDG de Veolia Transdev dès le 3 décembre
Selon un article des echos.fr du 2 décembre 2012, la nomination de Jean-Marc Janaillac, l'actuel patron de RATP Dev, au poste de directeur général de Veolia Transdev pourrait être officialisé dès lundi 3 décembre 2012. Le quotidien s'appuie sur des "informations concordantes".
Informations que MobiliCités est en mesure de confirmer. Jean-Marc Janaillac sera bien nommé pdg du groupe Veolia Transdev, à l'occasion de son conseil d'administration qui se tiendra lundi 3 décembre en fin de journée. Il succèdera à Jérôme Gallot, directeur général depuis mars 2011 après le débarquement de Cyrille du Peloux et Joël Lebreton. Quatre patrons en deux ans et demi, c'est sans doute trop pour des salariés du groupe qui aspirent à plus de stabilité.
Jean-Marc Janaillac nommé pdg de Veolia Transdev
Dans un communiqué commun, la Caisse des dépôts (CDC) et Veolia Environnement, co-actionnaires du groupe de transport public Veolia Transdev, ont annoncé la nomination en conseil d'administration d'un nouveau pdg, Jean-Marc Janaillac, ancien patron de RATP Dev.
"C'est une très bonne nouvelle pour Veolia Transdev et une moins bonne pour RATP Dev", a commenté une source proche du dossier à l'annonce officielle de la nomination de Jean-Marc Janaillac au poste de pdg du groupe de transport public. C'est un fin connaisseur du secteur, un homme de management, il saura rassembler les salariés de VTD chahutés depuis deux ans, et redonner confiance aux élus", poursuit cette même source qui se félicite de la création d'un poste de pdg pour diriger la filiale.
Cette nomination est intervenue à la suite de la démission d'Antoine Frérot de son poste de président du conseil d'administration de Veolia Transdev et de celle de Jérôme Gallot de sa fonction de directeur général de Veolia Transdev. Ce dernier assurera la fonction de conseiller auprès de J.M Janaillac pour l'accompagner dans sa prise de fonction.
Dans leur communiqué commun, les deux groupes ont précisé que M. Frérot, par ailleurs pdg de Veolia Environnement, restait administrateur de Veolia Transdev, de même qu'Antoine Gosset-Grainville, directeur général adjoint de la la Caisse des dépôts, pour le compte de la Caisse.
Troisième dirigeant depuis deux ans et demi
Jean-Marc Janailac était depuis 2004 président du directoire de RATP Dev, filiale de la RATP hors Ile-de-France et concurrent de Veolia Transdev. Son successeur à la RATP n'était pas encore connu à l'heure où nous écrivions ces lignes.
Issu de la même promotion que le président François Hollande à l'EN (promotion Voltaire), il rejoint également le comité de direction du groupe Caisse des dépôts.
Pour rappel, Veolia Transdev est né de la fusion en mars 2011 entre Veolia Transport, filiale de Veolia Environnement, et Transdev (Caisse des dépôts) ce qui avait valu le débarquement de Cyrille du Peloux chez Veolia Transport et Joël Lebreton chez Transdev.
Le groupe a récemment fait l'objet d'un accord concernant son capital, le leader des services aux collectivités locales reculant de 50% à 40% du capital, celle de la Caisse grimpant de 50% à 60%.
Veolia Environnement avait annoncé fin 2011 qu'il souhaitait à terme vendre sa part dans Veolia Transdev mais cette cession s'est révélée plus compliquée que prévu, poussant le groupe à étaler dans le temps sa sortie de scène des transports. Sans doute jusqu'en 2014.
Ce désengagement de l'activité de transport s'inscrit dans le vaste plan de cession lancé en 2011 par Veolia pour alléger sa lourde dette, qui flirte avec les 15 milliards d'euros. Celle de Veolia Transdev, numéro deux français dans son secteur derrière Keolis (filiale de la SNCF), représente 1,8 milliard d'euros.
Bus & Cars du 06/02/2013La Deutsche Bahn rachèterait des actifs de Veolia-Transdev en Europe de l’Est
Selon Reuters, la Deutsche Bahn viendrait d’approuver le rachat des services de bus de Veolia-Transdev en Europe de l’Est pour 200 millions d’euros.
Selon Reuters, deux sources proches du dossier assurent que la Deutsche Bahn aurait approuvé le rachat des services de bus de Veolia-Transdev en Europe de l’Est pour un montant de 200 millions d’euros. L’une de ces sources aurait même précisé que le conseil de surveillance de la Deutsche Bahn se pencherait même, en mars prochain, sur le rachat de Veolia Transport Central Europe, en charge des transports urbains et de quelques lignes interurbaines et scolaires, en République tchèque, Slovaquie, Pologne, Serbie, Croatie et Slovénie. Pour l’heure, les principaux acteurs de ce dossier n’ont pas souhaité faire de commentaires.

Bus & Cars du 26/03/13Veolia Transdev (re) devient Transdev
Ce jour, 26 mars, l’opérateur de transport public français, Veolia Transdev, a dévoilé à la presse ses nouvelles orientations pour la période 2013-2018.
Une page vient de se tourner pour Veolia Transdev. Aujourd'hui, 26 mars, Jean-Marc Janaillac, nouveau Pdg de l'opérateur de transport public, a dévoilé à la presse les nouvelles orientations du groupe pour la période 2013-2018.
Les changements sont de taille, à commencer par l’annonce de la nouvelle identité de l'opérateur de transport, marquant d’une pierre blanche la montée de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dans le capital du groupe à hauteur de 60%. En revanche, ce n'est pas la recherche de l'originalité qui a primé, mais bien l'impact auprès des clients : "Nous avons choisi de conserver le nom de Transdev, et la couleur rouge de Veolia Transport. Cette nouvelle identité s’appuiera sur un symbole comme sur une typographie humaine et dynamique, à l’image de ce que nous souhaitons être", a expliqué Jean-Marc Janaillac.
Autre axe de la nouvelle stratégie : rétablir la situation financière du groupe qui accusait 1,9 milliard d’euros de dettes à la fin de l’année 2012. "Cela passera par une augmentation de capital de 800 millions d’euros inégalement souscrite par la Caisse des dépôts [à hauteur de 520 millions d'euros, ndlr] et Veolia Environnement [de l'ordre de 280 millions d'euros, ndlr] de telle sorte que la Caisse des dépôts devienne notre actionnaire majoritaire", précise le nouveau Pdg.
Un plan de redressement financier sur cinq ans
En outre, Jean-Marc Janaillac a annoncé la mise en place d’un plan de redressement financier échelonné sur cinq ans qui s'étendra donc sur la période 2013-2018. Il comprend principalement la vente d’une partie des actifs étrangers du groupe : "La cession de l'Allemagne, de la Suède, de la Finlande, de la Belgique et de Veolia Transport aux Pays-Bas est annoncée. A la suite de ces ventes, le chiffre d'affaires de Transdev se situera autour de six milliards d'euros, contre 7,6 milliards d'euros actuellement", précise Jean-Marc Janaillac. Ainsi, le groupe ne restera présent que sur 17 pays, au lieu de 27 actuellement.
Ce nouveau départ signera peut-être le début d’un apaisement pour le groupe privé de transport public français qui avait connu une année 2012 très difficile après l’annonce par Veolia Environnement, fin 2011, de sa volonté de se désengager de sa branche transport. Cette période d’incertitude avait entraîné une perte de contrats en rafale en France (notamment à Strasbourg, Cannes, ou Nice) et à l'étranger (comme à Las Vegas aux Etats-Unis). Déjà, la prise de pouvoir de la CDC au sein du "nouveau-né" Transdev semble porter ses fruits, puisque la ville de Grenoble a annoncé ce 26 mars l'entrée en négociations exclusives avec l'opérateur pour le contrat de délégation de service public de son réseau de transport en commun. Une décision qui doit cependant être validée par les élus le 22 avril prochain.




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