Je vous propose de mettre dans ce topic toutes les informations relatives à la suppression de dessertes routières par les AOTs. Bien que rare, elles existent et sont parfois mal vécue.
Je commence par la première : Suppression de la ligne routiere TER entre les gares de Metz et Nancy par la région Lorraine.
Les Echos du 27/02/12Gare TGV -Lorraine : fin des navettes gratuites avec Metz et Nancy
Le Conseil régional de Lorraine cessera à partir de jeudi de financer les navettes routières reliant les gares de Metz et Nancy à la gare TGV d'interconnexion de Louvigny. Ce service, mis en place « à titre provisoire » en 2007 a été utilisé en 2011 par 25.000 voyageurs. La région, invoquant l'inégalité de traitement entre chaque région, demande à ce que désormais ce service soit pris en charge par la SNCF comme cela se passe en Picardie pour les voyageurs au départ d'Amiens ou Saint-Quentin à destination de la gare TGV Haute-Picardie. Le conseil régional rappelle que la région a déjà été dans les premières à participer au financement de la ligne à grande vitesse.
Par contre, les taxis sont heureux...
L'est Républicain du 25/02/12Nancy : Les navettes meurent, les taxis rient
Nancy. Ils se sont positionnés à très grande vitesse. Il faut dire qu’ils n’étaient pas loin : leur station, place de la République, jouxte quasiment l’arrêt des petits bus jaunes qui font la navette entre la gare de Nancy et la gare TGV Lorraine de Louvigny. Ce « service » que la région Lorraine ne veut plus financer, (la SNCF consent à le faire en Picardie), cessera de fonctionner à partir de jeudi. Mais un autre prend le relais : le taxi collectif privé. « La nature a horreur du vide. Et puis, transporter les gens, c’est un peu notre métier », explique Emmanuel Burté, trésorier de l’ATAN (Association artisanale des taxis de l’agglomération nancéienne). « On n’a rien inventé, les premiers taxis collectifs commerciaux remontent à 1931 ».
Le hic, c’est que la course passe de 4,60 € à 15 €. Et encore, si le taxi est plein. « Un voyage, c’est 60 € ! », précise Michel Petitpez, le président. « S’il n’y a que trois passagers, la course revient donc à 20 € par personne, ou à 30 € s’il n’y en a que deux ». L’avantage, c’est que « le service », fort de 125 chauffeurs, est disponible « 24 h sur 24 ». « C’est plus rapide qu’un bus : 25-30 minutes au lieu de 40 minutes, et c’est plus confortable ». Les taxis, eux, contrairement aux poids lourds et aux bus, ne sont pas concernés par les arrêtés préfectoraux d’interdiction de circulation sur l’A31 en cas d’intempéries. « Le voyageur a la garantie de ne pas manquer son train ».
Remplir les taxis
Comment ça marche ? « Il suffit d’appeler et de réserver. Au standard, on se charge de remplir les taxis », indique Michel Petitpez. On peut aussi organiser un covoiturage avec d’autres voyageurs à la descente du train. « On a l’habitude de voir des gens faire ça spontanément », confie Emmanuel Burté, « alors, autant l’organiser ».
Quand les navettes meurent, les taxis se frottent les mains. En 2011, les bus jaunes d’une capacité de 32 places ont transporté 25.000 voyageurs entre la gare de Nancy et la gare TGV Lorraine. Mais les taxis de Nancy ne sont pas les seuls à vouloir leur part du gâteau. « Il y a aussi ceux de la station de l’aéroport ».
À Metz, le service de navettes est maintenu car le département de la Moselle, fervent partisan de la gare de Louvigny, a pris le relais de la région. Pas à Nancy, où c’est bien connu, on a toujours roulé pour Vandières. « De toute façon, ce n’est pas dans les compétences du conseil général », explique Noël Guérard, vice président chargé du transport et des infrastructures. « Je rappelle que la Meurthe-et-Moselle a déjà donné 15 millions d’euros pour le TGV. Et le problème ne se serait jamais posé si Vandières avait d’emblée été choisie ». La solution ? « Mettre en application la proposition que j’avais faite en 1990 : un service de navettes depuis Pont-à-Mousson. Les voyageurs en provenance de Metz et Nancy n’auraient qu’à prendre le TER ».




