A la rentrée s'annonce un coup de tonnerre dans les transports urbains nantais : 15 lignes vont être supprimées, et les tarifs vont connaître une forte hausse (annoncée précemment sur ce forum).
La stratégie qui s'annonce est la suivante : supprimer les lignes les moins fréquentées, qui sont également les moins rentables, et augmenter l'offre sur les lignes principales, qui seront également aménagées.
La forte hausse des tarifs correspond à un rattrapage, mais cela peut être vu comme un coup dur, particulièrement en cette période de crise.
Cependant, cette stratégie est probablement celle que devront pratiquer les différents réseaux de transport en commun dans les grandes villes. Ces dernières années, le déficit s'est accru, parfois plus vite que la fréquentation, entre autres choses à cause de la hausse de l'offre en zone périphérique et de l'augmentation des encombrements. La politique menée par Nantes cible précisément ces deux états de fait. Par ailleurs, on ne pourra pas échapper à une interrogation sur les prix des transports en commun, qui ne sont pas très élevés en France comparé à ce qui se pratique chez nos voisins germaniques.
Jusque ici, la présentation des choses est purement économique. Cependant, au niveau de l'intérêt pour le développement des transports en commun et l'environnement, les éléments se recoupent. Les 15 lignes supprimées à la rentrée représentent 4% de l'offre pour 0,6% de la fréquentation, cet-à-dire une petite part du budget, mais une goutte d'eau dans la fréquentation. Les lignes qui doivent être développées, en revanche, représenteraient des milliers d'usagers quotidiens en plus, pour ne pas dire des dizaines de milliers.
Enfin, quand on regarde du côté de Rouen, on a un excellent contre-exemple. L'offre est très développée sur les petites lignes, et les tarifs sont parmi les plus bas de France dans la catégorie des grandes villes, mais cela n'empêche pas la ville de Rouen de connaître un usage des transports en commun parmi les plus bas de France, toujours dans la même catégorie des grandes villes.
Pour en savoir plus, je vous invite à lire l'article paru dans Villes, Rail et Transports de cette semaine.



ar exemple les usagers économiquement faibles ne seraient pas pénalisés.