Bonjour,
Merci pour les précisions que tu apportes. Voici quelques pistes "dégrossies" qui, j'espère, te seront utiles. Je précise toutefois que j'entretiens avec les mathématiques des relations très lointaines...
GX Linium ELEC Wrote:Je pensais dans un premier temps aux réseau de TC, vu que dans ce domaine-là, il y a "beaucoup" de réflexions qui précèdent la création d'un vrai réseau. Mais, dans un second temps, je pensais aux autres "mobilités écologiques" : le vélo, la trottinette, etc. qui sont, dans mon sens, des alternatives qui s'avèrent intéressantes dans le cas où une ligne de bus s’avérait inutile (comme dans le cas de deux quartiers contigus ou de liaisons impossibles à capter car trop rares, par exemple).
S'agissant des TC classiques, voir ce que j'ai déjà écrit : la satisfaction d'une demande de déplacement A > B.
Pour ton deuxième temps, je pense qu'il faut distinguer deux axes de réflexion :
- le micro-économique, qui analyse et cible les comportements individuels. L'utilisation des moyens de transports que tu évoques ressort de la décision personnelle, en alternative à une offre TC qui ne convient pas ou telle ou telle raison ou en l'absence de celle-ci.
- l'institutionnel, puisque des collectivités pourraient être tentées de mettre en place des service de "mobilité" ) à base de deux-roues. Cette offre peut être intégrée au réseau de transport habituel et donc contractualisée.
Dans un premier temps, c'est cela qui m'intéresserait plus : la création d'un réseau en fonction des données récupérées des flux de circulation. En effet, qu'est-ce qui justifierait qu'une ligne passe par là et telle autre non(, le nombre de lignes, leur fréquence, aussi mais c'est trop précis...), etc. ?
Il y a un décalage entre l'analyse des flux de circulation par axes et le tracé d'une ligne de TC. Une ligne de TC doit s'équilibrer entre desserte fine et pas trop lente, donc avec des détours par rapports aux grands axes, même si elle "tourne" autour (façon "droite de régression").
S'agissant de la création d'un réseau là où rien n'existait jusqu'à présent, l'analyse se base plutôt sur les besoins supposés de déplacement vers des pôles générateurs : commerces, centre-ville, marché, gare, établissements scolaires, autres... afin d'offrir à des habitants sans voiture personnelle une offre. jusque là couverture par la débrouille : marche, covoiturage, recours à une tierce personne.
En caricaturant un peu, il s'agit de commencer "petit bras" avec quelques trajets et bilan au bout de 6, 12, 24 mois afin de juger de la pertinence du service. Cela permet en outre de limiter la dépense publique.
Il n'est toutefois pas nécessaire de créer un réseau : des municipalités peuvent très bien mettre en place un service périodique (pas tous les jours) avec un fonctionnaire polyvalent et un véhicule léger, voire un car qui sert pour d'autres usages : CLSH...
L'écologie permet de le rattacher au thème, malgré son faible impact au niveau décisionnaire.
D'ac !
En outre, cela ne constitue qu'une partie de ce que je veux faire. Il faut, en effet, aussi s'intéresser à la manière de visualiser les flux de circulation, ce qui peut se faire de manière directe (en demandant aux gens) ou avec un logiciel (ce qui me paraît plus intéressant, sachant qu'il faut quand même faire des maths

Il fut un temps, un auteur faisait autorité : Simon Cohen (CNRS / INRETS), "Ingénierie du trafic", prof à l'Ecole des Ponts.
Il existe aussi une autre possibilité : l'exploitation des données issues des sites et applis comme Waze et autres. Je ne sais pas ce qu'il est possible de faire et d'en tirer, mais y'a du potentiel.
Merci Ferrovi-Pat
Je t'en prie. Bon courage en "hypotaupe".