Stifff38 Wrote:Dans ce projet j'ai l'impression un peu dérangeante qu'on dépense pas mal de temps et d'argent à étudier en même temps (comme dirait l'autre) ligne.s nouvelle.s et améliorations de l'existant, alors que si on disait une bonne fois pour toutes "il y aura une nouvelle ligne de tel point à tel point" on pourrait s'affranchir de coûteuses reprises et interruptions sur la partie du réseau actuel vouée à être doublée...
Prendre comme point de départ que, par exemple, une ligne nouvelle entre Nantes et Rennes est le postulat fixe de départ paraît plutôt osé au vu du trafic ferroviaire entre les deux villes, qui certes a besoin d'un renforcement.
Par ailleurs, chaque ligne nouvelle est toujours raccordée au réseau existant au moins à ses deux extrémités, donc s'affranchir des reprises et interruptions sur le réseau existant relève du domaine du rêve: imagine-t-on une ligne nouvelle entre Bordeaux et Toulouse sans traiter les extrémités sur le réseau existant ( et la preuve, c'est que ces extrémités sont justement en train d'être traitées, alors même que l'avenir de la LN elle-même est plutôt indécis, financièrement parlant.
Ce qui est prévu c'est en fait un mélange de neuf (entre Rennes et Redon) et du rénové (entre Redon et Savenay).
Et surprise, rien de prévu entre Savenay et Nantes, partie la plus chargée puisque s'y ajoute les flux Le Croisic (semi direct) et St-Nazaire (semi-direct et omnibus), et en particulier rien pour l'aménagement des raccordements ouest de Savenay entre la ligne du Croisic et celle de Redon alors que c'est prévu à 50 M€ pour les raccordements de Redon: comme les flux sont amenés à augmenter sur les deux branches ( amélioration Rennes-Nantes et diamétralisation Savenay-Ancenis via Nantes-les terminus techniques sont prêts dans les deux extrémités), la non-dénivellation ouest de Savenay est un oubli manifeste.
Cela dit, l'avantage de le concertation permanente ( pour reprendre les termes mêmes de la garante du débat public) c'est qu'e'lle permet de ne fixer aucune limite au temps du débat, ce qui est extrêmement confortable quand les poches des uns et des autres sont vides, et permet de sécuriser des emplois quasi-perpétuels.
Et 10 ou 15 ans après le sur-place, il est évident que les concertations doivent être reprises sur de nouvelles bases...
Garante de la Concertation permanente Wrote:"Depuis le bilan d’avril 2024, la garante constate toutefois une information et une participation du public limitées. La visibilité médiatique du projet demeure faible, diluée dans des politiques ferroviaires plus globales. L’information s’est résumée à quelques publications en ligne, une actualisation complète tardive du site début 2026 et une lettre d’information en mars 2025."
La garante devrait, pour répondre à ses interrogations, se poser la question suivante: qui comprend quelque chose à un empilement abscons de phases successives aux intitulés incompréhensibles en terme de production concrète pour chacune?