cisalpin Wrote:Situation étonnante et assez rare semble t'il où la circulation est supprimée dans un seul sens , et sans qu'un dispositif de circulation à contre-sens puisse être mis en oeuvre ? ce point est évidemment regrettable , d'autant plus que le nombre de train est assez faible ente Bellegarde et Culoz !
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Le tronçon Culoz (en fait Anglefort) - Bellegarde (exclu) a été modernisé "à l'économie" (même si c'est mieux que le statu quo évidemment), en mettant en place 3 cantons de BAPR (à compteurs d'essieux) en remplacement du BMU. Il n'y a donc pas d'installations de contresens (jugées trop coûteuses eu égard au trafic écoulé, qui a de plus diminué avec la remise en service de la ligne du Haut-Bugey, modernisée et électrifiée). Pour circuler dans les deux sens sur la voie 1, il faudrait mettre en place une VUT... pratique devenue exceptionnelle aujourd'hui sur le RFN (non seulement les effectifs d'agents-circulation ne le permettent plus sans dégrader le service exploité sur d'autres lignes ou gares, mais à force de ne plus pratiquer, lorsqu'on en a besoin, il faut renforcer les effectifs mis en place sur le terrain par des cadres du métier circulation issus de la direction de l'établissement ou des unités opérationnelle [l'échelon immédiatement inférieur], rendant l'opération encore plus lourde).
La disposition appliquée aux Lyon-Genève (passage par le HB avec rebroussement à Bourg-en-Bresse) est un bon compromis, pas trop coûteux en temps de parcours avec le matériel réversible (à condition de pouvoir trouver un sillon entre Plaine et Genève). La ligne est bien dotée en évitements (hormis autour de Nantua), équipée du BAL de voie banalisée et télécommandée : on peut dire qu'on s'approche du standard du voisin suisse (ce qui n'est pas courant en dehors des très grands axes). Les dessertes du Sillon alpin sont, une fois encore, les plus pénalisées (c'est quasi-systématique pour les relations non tournées vers la capitale, qu'elle soit nationales ou régionales) mais il n'y a hélas aucune bonne solution pour celles-ci dans le cas présent, hors de l'instauration d'une VUT. Retour à la case départ...
La faiblesse du trafic sur l'axe (bien moins concerné par les TGV saisonniers que la Tarentaise - qui peuvent de plus passer par le HB) et le fait qu'on ait pu trouver une solution pour les relations Lyon-Genève ne joue pas en faveur d'une mobilisation de grande ampleur, si tant est que l'ampleur des dégradations le justifie. Heureusement qu'il y a encore quelques enjeux côté fret, qui ne peut emprunter la ligne du HB du fait de son profil en long et a peu de capacité pour circuler via La Roche/Foron et Annecy avec les dessertes du Léman-Express et le BMVU sur la partie centrale (d'autant qu'il faudra réduire les compos ou a minima prévoir de la pousse attelée, sur une infrastructure aux IFTE anciennes et non adaptées au trafic - mais c'est aussi le cas entre Evian et Longeray).[/quote]
cisalpin Wrote:Sur un plan plus général , on ne peut que s'inquiéter de la multiplication de ce genre d'incident , qui révèle la vulnérabilité de la voie ferrée face aux aléas climatiques . Est ce dû au hasard et aux modifications climatiques , y a t'il un défaut de vigilance ou d'entretien aux abords des voies ....etc ....
et ce genre d'événement (qui a toujours existé ) est il statistiquement réellement en recrudescence ?
La recrudescence des glissements de terrain et autres dégradations liées aux événements météorologiques ont des causes multiples (les défauts d'entretien peuvent aussi -et souvent- concerner des tiers) mais une part au moins de l'augmentation est liée au dérèglement du climat (qui joue essentiellement sur l'intensité de ces événements plus que sur leur fréquence).