cisalpin Wrote:Après les effets d'aubaine à court terme , quels seront les vrais bénéfices pour l'usager à plus long terme ?
Lesquels ?
On peut déjà répondre à votre interrogation:
Ceux de Paris <> Lyon ou <> Marseille ? Pas de soucis pour eux, plus d’offres, plus de services, prix plus bas.
Ceux de Guéret ? Pas de train, car non rentable.
Auparavant un seul opérateur Paris <> Lyon, qui opérait aussi sans subvention Lyon <> Bordeaux en train classique.
La question est plus combien vont gagner, combien vont perdre.
Une compagnie (Velvet ?) veut opérer Paris <> Nantes, Bordeaux, Rennes.
Mais elle me prévoit pas de desservir La Baule, Auray ou Dax.
Et rien n’empêche l’opérateur historique de réduire la desserte de ces gares.
Mais c’était déjà le cas avant. Je me rappelle des nombreuses mobilisations en Bretagne pour obtenir des arrêts TGV à sa mise en service dans des gares auparavant desservies par les express.
capelanbrest Wrote:lorsque l'on parle de SLO on ne parle plus d'usagers, mais bien de clients !
certains appels d'offres sont restés infructueux en leur temps.
Cela m’étonne toujours que les opérations de transport urbain parlent aussi de clients et non usagers.
Leur vrai client étant la collectivité qui leur a attribué le marché.
Outre-Rhin plusieurs compagnies ont cessé leurs opérations sur des marchés délégués entraînant parfois la reprise par l’opérateur historique des dessertes.
Mais il reste aussi la possibilité d’opérer en régie publique une desserte. Comme les Chemins de Fer de Provence d’ailleurs.
La France n’en est pas très adepte mais les régions en auraient la capacité.
Cela se fait dans l’urbain, un peu en France, beaucoup en Allemagne.
Mais si vous donnez une concession pour les services grandes lignes, TGV + IC jour + IC nuit, y.c.en imposant des niveaux de desserte, cela veut potentiellement dire que le marché peut être attribué à un autre opérateur que la SNCF. Soit en partie si de multiples concessions, soit en totalité si une concession unique.
On comprend pourquoi le SLO avec tout de même une “prime à l’ancien”, qui continue de contrôler les infrastructures, est privilégié.
Car probablement en France comme en Allemagne, la majorité des experts a coché la case SNCF dans sa carrière (ce qui est logique)