Les Habitants de la montagne Ste-Anne sont en colère suite à la suppression de l'ex Liane 6. Article du Bien Public de ce jour.
Chronique d’une grogne annoncée
Depuis la mise en place, le 12 juillet, du nouveau réseau Divia, les habitants de la Montagne Sainte-Anne
s’estiment victimes d’un abandon et entendent bien obtenir des aménagements satisfaisants.
Historique. Dimanche 11 septembre, le comité de quartier présidé par Patrick Cerdan, organise
son repas annuel (notre édition du 16 septembre). Le mécontentement est manifeste.
« Quartier sinistré », « Rupture du lien social », fusent parmi les 130 convives.
Quatre élus ont répondu à l’invitation. Claude Darciaux, députée, explique
les démarches pour communiquer avec le Grand Dijon.
Un courrier avait déjà été envoyé, resté sans réponse.
Roland Ponsaâ, conseiller général, propose un parcours
chronométré pour un comparatif des deux réseaux.
Anne Dillenseger et Élisabeth Byot, élues dijonnaises, tempèrent les propos en hiérarchisant “l’intérêt
collectif et l’intérêt particulier”. La disparition de la Liane 6 et des arrêts Saint-Vincent- de-Paul, Sembel, Favier,
Claudel, Bordet et Montagne-Sainte-Anne, délimitent un “triangle mort” entre les lignes 15 et 16, à la
pointe de la Patte-d’Oie. Les riverains de sept rues et trois impasses ne disposent que des arrêts en périphérie,
loin du coeur de quartier, avec une topographie montagneuse inadaptée au vélo ou aux personnes à mobilité
difficile. Les horaires, la durée des trajets obligent à utiliser la voiture et encombrer les rues et parkings de la ville.
« En 2008, à la création de Divia, la ligne 19 a été remplacée par la Liane 6 et nous avons perdu 30 % de rotation.
Les habitants ont délaissé les bus, et maintenant Divia nous pénalise pour une fréquentation insuffisante. I l y a encore
moins de passagers avec le nouveau réseau. Ce n’est pas cohérent », proteste Patrick Cerdan.
Et la réponse de Laurent Sénécat :
Le nouveau réseau préfigure celui qui existera en complément des ligne de tram.Il n’y aura pas de doublon.
Actuellement, les travaux nous empêchent d’envoyer les bus dans le goulot d’étranglement de l’Arquebuse et la difficulté
pour la ligne 16 serait de traverser le canal et la place du 1er-Mai.
La boucle qu’effectuait la Liane 6 dans le quartier avait un taux de fréquentation trop faible, sans comparaison avec les 3000
usagers/jour de Fontaine d’Ouche(sic). C’est un équilibre très difficile à trouver.
Nous essayons de répondre au mieux aux attentes et besoins des usagers.»
Pour le Grand Dijon, Daniel Gervais s’associe à ces propos.
Le déséquilibre de la Liane 6 nous avais été évoqué par M. Sénécat lors de la rencontre qu'on a eu avec lui en juin dernier. La ligne 16 traverse un secteur difficile : L'avenue Jean-Jaurès en travaux. La Corol, qui traverse la Place du 1er mai est déjà retardée par ces travaux. Je ne parles pas de la L2 et la La B14.
Remettre un bus dans ce secteur actuellement est trop risqué. Maintenant, c'est 80 % des lignes qui sont impactées par ces travaux.
Maintenant circuler dans Dijon relève du parcours du combattant. Et c'est pas fini !!!