[Infrastructure] Ligne nouvelle Paris - Normandie

Le Forum des passionnés de rail et de caténaires...

Modérateurs: Dorfmeister, Terroir, kyah117, jerome, Tchouks

Règles du forum
Avant de poster un message, merci de lire la charte d'utilisation des forums. Vous pouvez aussi consulter les mentions légales de Lineoz.net.

En cas de problème sur un sujet, merci d'alerter l'équipe de modération en cliquant sur le point d'exclamation du message souhaité.

[Infrastructure] Ligne nouvelle Paris - Normandie

Messagepar seb » 12 Aoû 2010 13:33

Bonjour !
J'ai entendu du dire qu'il y aurait un projet de réaliser une LGV entre Paris et les villes Normandes (Rouen, Le Havre et Caen).
Je me pose ainsi plusieurs questions :
Au vu du "faible linéaire" de ligne nouvelle (environ 200 km max) la VL 320 n'est peux être pas la meilleure solution?
De plus au niveau du réseau existant il est peux être possible de s'affranchir d'une LGV de bout en bout et de réaliser du V220 sur une partie du réseau existant??
Le plus compliqué est surement la partie entre Mantes et Paris Saint Lazare?? comment augmenter la capacité du réseau dans ce secteur? et pire encore entre Houille et PSL???
seb
Rang : Passéoz 3 Jours
Rang : Passéoz 3 Jours
 
Messages: 278
Inscription: 30 Sep 2005 8:33
Localisation: lille

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar izgood » 15 Fév 2011 20:29

Bonjour

Aujourd(hui chiffrage des 4 projets de la LNPN, voir Ouest france :

http://www.ouest-france.fr/region/norma ... 4_actu.Htm

et la réponse entre 9 et 13 Milliards d'€, voir Ouest france :

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L ... filDMA.Htm
izgood
Rang : Passéoz Intermodalité
Rang : Passéoz Intermodalité
 
Messages: 5708
Inscription: 25 Nov 2010 9:05

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar dyonisos » 15 Fév 2011 21:15

:shock: :yeuxfous: ... Avec un budget exigé pareil, hum, personne sur ce forum ne verra cette ligne de son vivant, à fortiori dans un scénario à 13 milliards d'€, soit 26 Plan Rail Midi Pyrénées... :uncoup:
OUIBUS SNCF, C'est possible...
Avatar de l’utilisateur
dyonisos
Rang : Passéoz Mensuel
Rang : Passéoz Mensuel
 
Messages: 2051
Inscription: 16 Oct 2008 18:37
Localisation: saint-denis-lès-martel 46, Dernière gare des trains de nuit pour paris du sud de l'auvergne

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar mauzemontole » 16 Fév 2011 7:56

Y a 15 ans ça coûtait pas largement moins cher une LGV ?
Avatar de l’utilisateur
mauzemontole
Rang : Passéoz Hebdo
Rang : Passéoz Hebdo
 
Messages: 997
Inscription: 17 Jan 2011 16:32
Localisation: Quelque part dans une région mal desservie en train

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar izgood » 16 Fév 2011 20:46

Bonjour

Douche froide pour les Normands, voir Paris-Normandie :

http://www.paris-normandie.fr/article/e ... d%E2%82%AC
izgood
Rang : Passéoz Intermodalité
Rang : Passéoz Intermodalité
 
Messages: 5708
Inscription: 25 Nov 2010 9:05

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar François » 16 Fév 2011 21:10

président socialiste de la Région Haute-Normandie. Il est temps que l'on ait un chiffrage et un phasage précis. Je suis prêt à ouvrir un fonds de concours que chacune des collectivités viendrait abonder chaque année. De mon côté, je m'engage sur 20millions d'euros par an d'ici 2020.»


20 M€ par an cela fait 180 M€... Sur 12 milliards, il me semble qu'il en manque un peu
François
Rang : Passéoz Annuel
Rang : Passéoz Annuel
 
Messages: 4103
Inscription: 01 Oct 2008 17:55

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar 102.010 » 06 Mar 2011 13:05

Ce que je ne comprends pas dans cette histoire, c'est pourquoi on s'échine à vouloir tracer cette LGV via Mantes...

Pas possible de la tracer via Cergy Pontoise? Il s'agît en effet d'un des pôles le p lus dynamiques d'Ile de France, tant sur le plan économique que démographique. C'est aussi un des coins dIdF le plus mal reliés au reste de la France :?
102.010
Rang : Passéoz Mensuel
Rang : Passéoz Mensuel
 
Messages: 1886
Inscription: 14 Fév 2005 12:49

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Hugues » 06 Mar 2011 16:16

Parce qu'on veut pouvoir profiter du prolongment du RER E à Mantes, justement ? :?:
M: Saint-Lazare, Havre-Caumartin. Aussi accessible depuis Saint-Augustin et Opéra.
RER : Havre-Haussmann, Auber.
Hugues
Rang : Passéoz 3 Jours
Rang : Passéoz 3 Jours
 
Messages: 287
Inscription: 07 Sep 2004 12:45
Localisation: Paris

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar luckydes » 07 Avr 2011 19:12

Bonsoir,

En attendant la LGV, certains désirent mettre la ligne Cherbourg-Caen-Paris en concurrence :xx:

Vers une ouverture à la concurrence sur le Paris-Cherbourg ?

ImageMichel Collin, le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Caen a écrit à la ministre des transports Nathalie Kosciusko-Morizet pour lui demander d'ouvrir la ligne Paris-Caen-Cherbourg à la concurrence.

"Dégradation du service, ras le bol..." le président de la chambre de commerce et d'industrie de Caen Michel Collin n'a pas mâché ses mots dans son courrier adressé à la ministre en charge des transports Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour lui "le train est une épine dans le développement économique de la région qui empêche de faire valoir nos atouts".
Et le président propose une solution originale : ouvrir cette ligne à la concurrence. En clair si la SNCF n'arrive plus à gérer cette ligne alors qu'elle les transforme en ligne pilote avec la mise en place d'une délégation de service public. Michel Collin assure que cette ouverture aurait de nombreux avantages comme "la baisse du coût du billet, la hausse de la qualité et de la quantité du trafic". Le président de la CCI attend une réponse de la ministre et espère que ce projet pourrait voir le jour avant les élections de 2012
Avatar de l’utilisateur
luckydes
Rang : Passéoz 3 Jours
Rang : Passéoz 3 Jours
 
Messages: 327
Inscription: 22 Sep 2010 19:59
Localisation: Caen

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar dyonisos » 07 Avr 2011 19:17

Mais avec quel matos? Celui de la SNCF loué en filiale genre Akiem? Du neuf? (On peut toujours rêver...) :xmas:
OUIBUS SNCF, C'est possible...
Avatar de l’utilisateur
dyonisos
Rang : Passéoz Mensuel
Rang : Passéoz Mensuel
 
Messages: 2051
Inscription: 16 Oct 2008 18:37
Localisation: saint-denis-lès-martel 46, Dernière gare des trains de nuit pour paris du sud de l'auvergne

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar luckydes » 22 Avr 2011 17:41

Bonsoir,

Un article de Ouest-France ; avec un TGV pour Rouen et Le Havre d'ici 2017 souhaité par Sarkozy.

Nicolas Sarkozy veut un TGV normand pour 2017...
10RéagirTransportsvendredi 22 avril 2011
Image
Nicolas Sarkozy, hier au Havre, sur un des six portiques géants de Port 2 000.
Photo AFP.
Le Président de la République était au Havre hier matin. Une visite sur le thème de la politique maritime de la France. L'occasion de réaffirmer sa volonté de faire du Havre le port de Paris.

Ses amis havrais, dont l'ancien maire UMP Antoine Rufenacht, avaient prévenu Nicolas Sarkozy. Pour sa 4e visite au Havre depuis son élection, le Président de la République devait venir avec des annonces concrètes pour les Normands.

Le port du Havre : un enjeu national

Même idée exprimée en termes moins amicaux par les socialistes hauts-normands. Laurent Fabius, député de Seine-Maritime, et Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie, n'ont pas assisté au voyage présidentiel mais ont écrit à Nicolas Sarkozy. Dans ce courrier, ils lui demandent de faire avancer plusieurs sujets dont la participation financière de l'État à la future Ligne grande vitesse normande.

L'Élysée a entendu les Normands. Dans une visite consacrée à la politique maritime de la France, Nicolas Sarkozy est venu avec de quoi satisfaire les impatiences. « Faire le Grand Paris avec le Havre comme port de la capitale est un enjeu national. S'il le faut, je reviendrai tous les ans pour faire avancer ce projet, lance Nicolas Sarkozy. Le Havre est un port moderne, mais il faut prévoir les infrastructures pour la sortie du port. On ne fait pas des investissements pour que les camions et les conteneurs restent sur les quais. » Pour faire son Grand Paris, Nicolas Sarkozy avance sur plusieurs terrains.

Une Ligne grande vitesse en 2017

« Les experts les plus optimistes m'annoncent un TGV en Normandie pas avant 2017-2020. Je refuse ces délais, assène le Président. Je veux qu'il soit prêt pour 2017, année du 500e anniversaire de la création du Havre par François 1er. » Si les procédures administratives ne permettent pas de respecter ce calendrier, il promet une loi spécifique. Cinq ans pour concevoir puis construire une nouvelle Ligne grande vitesse. Le délai paraît très court. En 2017 la ligne ira-t-elle uniquement au Havre ? Caen et Cherbourg seront-elles déjà de la partie ?

Qui paiera ?

Les Normands attendent de l'argent de l'État pour financer la future Ligne grande vitesse. « Je ne suis pas venu avec un chèque », prévient Nicolas Sarkozy. Il n'a pas, pour autant, les mains vides. Il annonce le lancement d'une mission de financement de la Ligne nouvelle Paris-Normandie. Elle devra définir, pour début 2012, les principes de financement de l'opération. « Un gage de l'engagement fort de l'État. »

Rufenacht, patron de la Vallée de Seine

Dès son départ de la mairie du Havre en décembre, les observateurs pariaient sur un poste-clé pour Antoine Rufenacht dans le projet Grand Paris. Ils ont dû attendre quelques mois. Nicolas Sarkozy a nommé l'ancien ministre à la tête d'un commissariat au développement de la Vallée de Seine. Sa mission : « Le pilotage national du développement de ce territoire et de la façade maritime de la région capitale. Il coordonnera les politiques d'aménagement, de logement, de transports et d'attractivité économique. » Nicolas Sarkozy prévient : « Antoine Rufenacht travaillera en direct avec l'Élysée. »

Antoine Rufenacht, pilote de la vallée de Seine, une bonne nouvelle pour la Basse-Normandie ? L'ancien maire du Havre a toujours superbement ignoré les Bas-Normands.

Jean-Christophe LALAY.
Avatar de l’utilisateur
luckydes
Rang : Passéoz 3 Jours
Rang : Passéoz 3 Jours
 
Messages: 327
Inscription: 22 Sep 2010 19:59
Localisation: Caen

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Didier 74 » 22 Avr 2011 18:04

Démagogie !
Didier 74
 

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Jake Sully » 22 Avr 2011 18:05

Le TGV, on peut le faire arriver en Normandie dès aujourd'hui... mais une LGV normande en 2017, au pays des bisounours peut-être, mais fait commencer les travaux l'année prochaine alors (alors qu'on a ni le financement, ni le tracé précis, et même pas l'esquisse d'un couloir de passage).

Encore une fois, Sarko pris en flagrant délit de mensonge. :roll:
Avatar de l’utilisateur
Jake Sully
Rang : Passéoz 24 heures
Rang : Passéoz 24 heures
 
Messages: 99
Inscription: 16 Jan 2011 22:51
Localisation: Valenciennes

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar mauzemontole » 22 Avr 2011 21:53

luckydes a écrit:Bonsoir,

En attendant la LGV, certains désirent mettre la ligne Cherbourg-Caen-Paris en concurrence :xx:

Vers une ouverture à la concurrence sur le Paris-Cherbourg ?

ImageMichel Collin, le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Caen a écrit à la ministre des transports Nathalie Kosciusko-Morizet pour lui demander d'ouvrir la ligne Paris-Caen-Cherbourg à la concurrence.

"Dégradation du service, ras le bol..." le président de la chambre de commerce et d'industrie de Caen Michel Collin n'a pas mâché ses mots dans son courrier adressé à la ministre en charge des transports Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour lui "le train est une épine dans le développement économique de la région qui empêche de faire valoir nos atouts".
Et le président propose une solution originale : ouvrir cette ligne à la concurrence. En clair si la SNCF n'arrive plus à gérer cette ligne alors qu'elle les transforme en ligne pilote avec la mise en place d'une délégation de service public. Michel Collin assure que cette ouverture aurait de nombreux avantages comme "la baisse du coût du billet, la hausse de la qualité et de la quantité du trafic". Le président de la CCI attend une réponse de la ministre et espère que ce projet pourrait voir le jour avant les élections de 2012

Ah parce qu'ils pensent qu'avec une autre entreprise les trains arriveront subitement à l'heure ? :lol:

Ca me fait autant marrer que de lire, "vivement la concurrence, j'en ai marre des retards"... Si y a un train en panne devant, ou un problème d'infrastructure, ou acte de vandalisme, que le train soit privé ou SNCF, il arrivera pas plus à l'heure :lol: :lol:

"la baisse du coût du billet, la hausse de la qualité et de la quantité du trafic" :mrgreen:
Il a vu la Vierge en String ? Bon certes c'est pas du train mais La Roche sur Yon, réseau urbain, changement d'opérateur, baisse du coût du billet, baisse de la qualité du réseau sur quasiment toutes les lignes, et à l'exception de la ligne 1 et 2, baisse du trafic sur les autres...

J'ai toujours été sceptique avec le "mieux moins cher"
Avatar de l’utilisateur
mauzemontole
Rang : Passéoz Hebdo
Rang : Passéoz Hebdo
 
Messages: 997
Inscription: 17 Jan 2011 16:32
Localisation: Quelque part dans une région mal desservie en train

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar François » 23 Avr 2011 7:27

mauzemontole a écrit:Ah parce qu'ils pensent qu'avec une autre entreprise les trains arriveront subitement à l'heure ?


Temps que cela n'a pas été tenté en France, il est impossible de le savoir...

Mais le problème ne se poserait pas si les relations entre la SNCF avec ses clients n'étaient pas aussi dégradées. Si nous sommes bien conscient, sur ce forum, que certains retards ne peuvent pas tous être imputables à l'EF, leurs accumulations, certains discourts peu professionnels voir jemenfoutistes ne passent plus. Si on rajoute l'ignorance du public à la chose ferroviaire, ce type d'intervention est plutôt logique. Après on peut tergiverser et défendre le service public, si le résultat n'est pas là, il n'est pas nécessaire de se masquer la face et malheureusement pour elle c'est la SNCF qui sera toujours en première ligne.
François
Rang : Passéoz Annuel
Rang : Passéoz Annuel
 
Messages: 4103
Inscription: 01 Oct 2008 17:55

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Didier 74 » 14 Juin 2011 15:02

Ville, Rail & Transports, 14 juin
Paris - Rouen - Le Havre : le projet avance, le financement patine

Rassemblés à l’occasion d’un grand colloque à Rouen, les élus de Normandie et d’Ile-de-France mettent la pression pour le projet de ligne nouvelle normande. Un projet qui prend corps et dont le président de la République fait une priorité. Mais le sujet qui fait mal n’a pas encore abordé : comment le financer ?

Le premier acte s’est joué sur un Volcan et le deuxième au Zénith. Le 23 mai dernier à Rouen comme le 4 mai 2010 au Havre, les élus normands et d’Ile-de-France ont donné de la voix pour soutenir le projet de ligne nouvelle normande. Le discours a progressé. Car lors de la réunion au Volcan, la maison de la culture du Havre due à l’architecte Oscar Niemeyer, on avait le sentiment que les forces économiques (industrielles, portuaires) ne s’intéressaient qu’au fret, tandis que les politiques ne voyaient que les voyageurs. Un an après, au Zénith de Rouen, la tonalité était différente.
Peut-être est-ce le fait de Jean-Pierre Duport, président du comité de pilotage de la ligne, qui avait fait ajouter un chapitre fret à une mission qui ne portait initialement que sur les voyageurs. Peut-être est-ce le fait d’Antoine Grumbach, dont l’illustration cent fois reprise faisant de la Seine le trait d’union entre Paris et Le Havre, a su faire d’un concept une image. Peut-être est-ce le fruit d’une réflexion plus aboutie des politiques, et du travail d’Antoine Rufenacht, l’ancien maire du Havre, aujourd’hui commissaire général à l’Aménagement de la vallée de l’axe Seine. Toujours est-il que les trois thèmes auparavant peu noués du développement de la vallée de la Seine, du transport de marchandises et du transport de voyageurs sont enfin tressés.
Bien sûr, Edouard Philippe, maire UMP du Havre et président de la communauté d’agglomération (Codah), ne voit pas l’axe de la même façon que ses homologues et alliés de Rouen ou de Paris. Il insiste sur la nécessité de « brancher la France sur le commerce mondial » afin de demeurer un des pôles de prospérité d’un globe instable. Plutôt que de tout attendre de l’Etat, il compte sur l’initiative privée et sur les capitaux du monde entier. Le message a des chances d’être entendu d’un Etat bien heureux qu’on n’attende financièrement pas grand-chose de lui. Laurent Fabius, président de la Communauté d’agglo de Rouen-Elbeuf-Austreberthe (Crea), tient un discours plus classique en France sur la nécessité de soutenir l’industrie et sur le rôle des pouvoirs publics dans les futures infrastructures. Tout comme Bertrand Delanoë, qui de surcroît compte sur un événement culturel, qu’il annoncera sans doute à Paris l’an prochain, lors de l’acte III de l’axe Seine, afin que l’idée des milieux dirigeants suscite la ferveur populaire…
Les différences sont notables, mais on peut tout de même s’accorder pour faire avancer le projet. Déjà, des coopérations se mettent en place, que mentionne Laurent Fabius. Un réseau de bornes de recharge des véhicules électriques va être installé le long de l’autoroute A13. Et les élus veulent favoriser l’émergence d’un service d’autopartage le long de l’axe Seine. Après tout, si la Seine est une rue, autant l’ouvrir tout entière aux nouveaux usages de l’automobile.
Quant au projet de ligne, il avance sur tous les points (sauf celui du financement). Très vite, puisque le débat public doit commencer en octobre. Le maître d’ouvrage, RFF, a présenté un dossier de saisine dans des délais records et la Commission nationale du débat public (CNDP) a de son côté accepté sa saisine sur la base d’un dossier moins ficelé que de coutume. Cela va d’autant plus vite que le président de la République est allé trois fois au Havre pour dire avec force que cette ligne était une priorité.
Bref, il y a une forte impulsion nationale, un accord politique régional, une identité normande qui s’affirme. Techniquement, trois tracés ne demandent qu’à être débattus, selon qu’on se débranche du tronc commun venant de Paris peu après Mantes, ou bien vers Val-de-Reuil ou Louviers, ou encore, plus en aval, au prix d’une traversée sous-fluviale de l’estuaire de la Seine.
Et pourtant Laurent Fabius avoue « une certaine déception » qu’il espère « provisoire ». Sans surprise, ce qui cloche, c’est le financement. La crise du financement du ferroviaire est ouverte. Le rapport Mariton sur le Schéma national d’infrastructures de transport (Snit) enfonce le clou. Pourtant, un ministre était venu au Zénith, alors qu’aucun membre du gouvernement n’était venu jusqu’au Volcan un an auparavant. Mais Bruno Lemaire, tête de file de la droite en Haute-Normandie, ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire, ne s’engage pas sur la participation de l’Etat. Et il n’a pas fait oublier un double propos du président de la République tenu au Havre : « je veux que la ligne Paris - Normandie soit prête pour 2017 » et « je ne suis pas venu avec un carnet de chèques ». Sur ce point, Bruno Lemaire réaffirme la position de l’Etat : mettons en place une commission pour préparer le financement, dont nous discuterons quand nous connaîtrons les conclusions du débat public. Un sujet, au bas mot, à 10 milliards d’euros, peut-être à 13 ou à 14… Mais comment, demande Laurent Fabius, débattre des tracés sans aborder le financement ?
La ligne nouvelle normande, qui devra desservir, le long d’un axe dense, un ensemble de villes plutôt moyennes, invite à penser un nouveau type de desserte et sans doute de train. Une ligne à l’allemande en quelque sorte. Il faudra une force de conviction sans cesse renouvelée pour que les élus qui ne sont pas normands ni franciliens de l’ouest (et ils sont légion) ne persistent pas à voir dans cette ligne, comme nous le dit l’un d’eux, qu’un investissement qui, comme la Seine, son modèle, va se perdre dans l’Atlantique.

Urgence entre Rouen et l’Ile-de-France
Concrètement aussi, il progresse. Conformément aux souhaits des élus, l’idée d’une nouvelle gare rouennaise à Saint-Sever sera prise en compte, dans le cadre plus général de la désaturation du nœud rouennais. Surtout, remarque un proche du dossier, le consensus s’est fait entre élus, sur la priorité à accorder à la desserte entre Paris et le Mantois. Infrastructure surchargée, trains remplis à 120 ou 130 % à l’heure de pointe, croissance démographique : la situation est explosive. L’Ile-de-France, que les perspectives séquanaises ne faisaient pas trop rêver, se trouve aujourd’hui directement intéressée à la résolution rapide de problèmes concrets. Certes, le prolongement d’Eole doit venir, accompagné de travaux sur la ligne classique, mais cela ne suffira pas.
Didier 74
 

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Didier 74 » 24 Nov 2011 16:27

deplacementspros.com, 23 novembre
Les Verts veulent privilégier les trains de proximité

Un projet de grande ligne entre Paris et la Normandie est actuellement en cours d’étude : cette liaison mettrait Rouen à 45 minutes de Paris et Le Havre à 1h15. Pour les Verts, ce développement des axes à grande vitesse n’est pas la bonne direction, il faut disent-ils favoriser les fréquences régionales, qu'ils considèrent comme beaucoup plus utiles aux usagers quotidiens.

En pleine campagne électorale, les Verts s’intéressent aux trains. Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, entourée d’élus normands franciliens de son parti, a défendu au Havre l’amélioration des liaisons ferroviaires quotidiennes. Pour Europe Ecologie - Les Verts, le projet de ligne rapide entre Paris et la Normandie n’est qu’une opération de communication qui serait de plus peu utile au plus grand nombre. Le document qu’ils ont présenté le 22 novembre affirme que 91% des usagers quotidiens utilisent une liaison interne à la région tandis qu’ils sont que 6% sur l’axe Paris-Rouen-Le Havre. Ils jugent donc préférable de répondre aux besoins des voyageurs réguliers en priorité. Parmi leurs propositions, une nouvelle ligne entre Paris et Mantes-la-Jolie pour séparer justement le trafic de banlieue du trafic normand et la création d’une autre gare à Rouen pour décongestionner celle existante. Leur analyse permettrait selon leur estimation d’économiser entre 9 et 15 milliards d'euros sur le projet gouvernementale d’axe rapide en cours d’étude et de les injecter plutôt dans la rénovation et le renforcement des liaisons entre la Normandie et ses voisines, comme par exemple, Caen-Rennes, Rouen-Caen ou encore Rouen-Dieppe. Dans leur version, le gain de temps serait bien moins important pour les TGV : 1h45 pour Paris-Le Havre contre 2h05 aujourd’hui. Le projet LGV présenté par l’Etat mettrait lui le Havre à 1h15 de la capitale et Rouen à 45 minutes.
Didier 74
 

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar izgood » 24 Nov 2011 16:42

Bonjour

Très intéressant les argument développés par C.Duflot, ce sont mot pout mot, ceux employés par le Bildu, la vitrine d'ETA contre le Métro de Donostia/San Sebastian.
izgood
Rang : Passéoz Intermodalité
Rang : Passéoz Intermodalité
 
Messages: 5708
Inscription: 25 Nov 2010 9:05

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Rémi » 24 Nov 2011 20:43

Salut

Sauf que pour le coup, c'est plutôt pragmatique et censé : l'essentiel du gain de temps et de la régularité sur l'axe Paris - Normandie trouverait une amélioration dans la création d'une section nouvelle limitée à Nanterre La Folie - Mantes la Jolie, apte à 220, ce qui permettrait effectivement de dissocier le flux IC de la desserte EOLE en autorisant un renforcement de la desserte de ce dernier. Le gain de temps pour les Normands serait de l'ordre du quart d'heure avec une régularité qui progresserait d'environ 5 ou 6 points. Pour la Basse Normandie de surcroît, il serait possible de porter à 220 les sections aujourd'hui aptes à 200. Pour la Haute Normandie, ce serait plus complexe étant donné que le relèvement de vitesse au-delà de 160 semble passablement compliqué.

A+
Rémi
Rémi
Rang : Passéoz Mensuel
Rang : Passéoz Mensuel
 
Messages: 2480
Inscription: 20 Nov 2003 17:50
Localisation: Colombes

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar izgood » 25 Nov 2011 14:37

Bonjour

Un groupe de chefs d'entreprise du Val d'Oise ARDIES95 envisage pour le tracé de la LNPN la traversée à la lisière du Parc Naturel du Vexin sur la RD de la Seine entre Cergy et Vétheuil.

Partant d'Achères la ligne passerait entre Cergy et Meulan avec un vaste triangle pour une branche ouest vers Caen/Le Havre et une branche est contournant Cergy vers Roissy.
L'ancien parc de loisirs Mirapolis dont l'emblèmatique gigantestesque statue de Gargentua fut démolie dès 1995 serait transformé en gare TGV.
Le Président du Parc reste méfiant car pour lui, il s'agit peut être d'un ballon d"essai.

Les communes traversées entre Sagy et Amenucourt, Tessancourt, Gaillon, Seraincourt, Oinville, Brueil en Vexin, Montalet-le-Bois, lainville-en-Vexin, Sailly, Drocourt, Saint Cyr-en-Arthies, Véttheuil et Chérance.

selon La Gazette Val d'Oise

Voir le dossier Ardies avec la variante RD
http://www.ardies.org/images/pdf/lgvno_ign_ci_v2.pdf
izgood
Rang : Passéoz Intermodalité
Rang : Passéoz Intermodalité
 
Messages: 5708
Inscription: 25 Nov 2010 9:05

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar izgood » 03 Déc 2011 8:24

Bonjour

Noveau traçé AB présenté par RFF avec passage dans le secteur d'Evreux :

http://www.debatpublic-lnpn.org/informe ... vrage.html
izgood
Rang : Passéoz Intermodalité
Rang : Passéoz Intermodalité
 
Messages: 5708
Inscription: 25 Nov 2010 9:05

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Didier 74 » 22 Déc 2011 9:31

drakkaronline.com, 21 décembre
Le tronçon Paris - Mantes priorité de la LNPN pour la SNCF

Le « point de vue de la SNCF », avec un éditorial signé de Guillaume Pépy, son président, est le numéro 30 des quarante-six Cahiers d’acteur enregistrés le 20 décembre par la commission particulière du Débat public sur le LNPN – Ligne Nouvelle Paris Normandie. Une position de la SNCF sur un projet qui enflamme la Normandie ferroviaire peut surprendre alors que beaucoup la croit décisionnaire dans le dossier alors qu’elle n’en est qu’un possible opérateur. La maîtrise d’ouvrage de la LNPN revient à Réseau ferré de France (RFF), propriétaire et gestionnaire du réseau depuis 1997. La SNCF se pose donc en acteur d’un projet dont elle a dû par le passé, défendre l’utilité plus ou moins malgré elle. En tout cas dans un climat d’incompréhension avec les usagers normands qui lui ont reproché d’avoir laissé le réseau traditionnel se dégrader.

A la SNCF on n’a jamais cru à la pertinence d’une LGV entre Paris et la Normandie, sur une distance beaucoup trop courte. La LNPN et l’option d’un train rapide (250 km/h) lui conviennent. Toutefois en termes à peine voilés, elle ne s’engage pas dans le débat sur les options de tracés A, B, C ou A-B. Le résumé de son cahier d’acteur est clair : « Le tronçon entre Paris et Mantes constitue pour SNCF la priorité du projet LNPN, permettant de libérer les capacités nécessaires au développement de l’ensemble des trafics au bénéfice des Normands et des Franciliens ».

Concernant les gares, la « meilleure option » serait La Folie dans le secteur Nanterre/La Défense, « raccordée à la future rocade Grande vitesse autour de Paris », et une nouvelle gare à Saint-Sever pour désaturer le nœud ferroviaire de Rouen. Concernant la gare nouvelle à Confluence (Yvelines), la SNCF ne cache pas son scepticisme en raison d’un « faible potentiel de clientèle à proximité » alors que les collectivités d’Île-de-France y sont très favorables. Elle s’interroge sur la capacité de la gare Saint-Lazare à accueillir des trains de plus grande capacité. Concernant le fret, elle plaide pour la création d’un « axe à haut niveau de performance » pour les ports de la Basse Seine passant par Gisors et Serqueux.

La position de la SNCF s’insère donc dans la liste des cahiers d’acteur déposés par la quasi-totalité des grandes collectivités de Normandie et d’Île-de-France (Régions, départements, communes), des chambres consulaires et patronales, organisations politiques et syndicales. Dans leur grande majorité, ils appellent à une réalisation globale de la LNPN de Paris au Havre et à Caen. Au Havre on a même lancé une pétition électronique. Les écologistes d’EE-LV, le NPA, la CGT sont beaucoup plus nuancés et demandent que soit privilégier le service aux usagers avant la rapidité.

En abordant la question de « l’économie du projet », la SNCF se pose en tant qu’opérateur et jette le doute. Pour être viable, il faudra un « bilan économique suffisamment attractif et une bonne visibilité sur le long terme pour la ou les Entreprises ferroviaires qui assureront les dessertes concernées par le projet ». Aujourd’hui elle prévient donc que ses avis « ne constituent pas des engagements d’utiliser les infrastructures évoquées dans le présent cahier : leur utilisation dépendra de la viabilité économique, à l’échéance, des services ayant vocation à emprunter ces infrastructures ».
Didier 74
 

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Rémi » 22 Déc 2011 16:07

Salut

C'est tout sauf une surprise : déjà il y a 20 ans, la position de l'entreprise était la même alors qu'apparaissait une LGV dans le schéma directeur de 1991. Déjà, Le Flock-Prigent avait arbitré quand la question était venue sur la place publique. Par conséquent, il y a une certaine continuité dans la position de l'entreprise. Il est évident qu'il y a besoin de faire quelque chose sur la partie IDF pour dissocier les flux Normandie avec ceux de la banlieue, a fortiori avec EOLE à l'ouest. En ce sens, il faut que le flux Normandie quitte les voies du groupe V avant que le RER n'y entre, donc avant le pont de Rouen, donc sur la partie nord du secteur de La Folie.

Avec un barreau La Garenne - Mantes, apte à 220 km/h, les Normands gagneront un quart d'heure entre Paris et Mantes et quelques points de régularité non négligeables. Si on s'inscrit dans une logique en système, l'introduction d'un nouveau matériel apte à 220 permettrait de relever à cette vitesse les sections à 200 sur la ligne de Cherbourg et donc d'avoir un gain perceptible à moindre coût pour la branche de Basse Normandie. Pour gagner un peu plus, c'est surtout dans les entrées et sorties de gare qu'il faudrait se pencher pour réduire les parcours d'approche à 60.

Pour la partie Haute Normandie, difficile d'opérer de la même façon puisque la ligne autorise 160 pas plus, mais il faut surtout gagner en capacité de transport... avec les limites qu'imposent les longueurs de quais de Saint-Lazare. Ceci dit, on pourrait envisager d'utiliser aussi du matériel apte à 220 pour les courses rapides Paris - Rouen - Le Havre, et du matériel 2N apte à 160 pour les relations express à arrêts intermédiaires entre Paris et Rouen.

Ceci étant, corollaire obligatoire à toute réflexion : la LNPN impose la gare Saint Sever !

A+
Rémi
Rémi
Rang : Passéoz Mensuel
Rang : Passéoz Mensuel
 
Messages: 2480
Inscription: 20 Nov 2003 17:50
Localisation: Colombes

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Didier 74 » 24 Déc 2011 16:38

Avis de l'autorité environnementale sur le prolongement du RER E à Mantes-la-Jolie
http://www.cgedd.developpement-durable. ... 2121fa.pdf
Didier 74
 

Re: [Infrastructure] LGV Paris - Normandie

Messagepar Didier 74 » 12 Jan 2012 10:13

Paris Normandie, 12 janvier
Le Havre : débat sur le fret

DEBATS. Le fret était au cœur de la réunion organisée mardi dans le cadre de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie.

La réunion qui se déroulait aux Docks était retransmise sur Internet

Près de huit cents personnes ont fait le déplacement aux Docks Café mardi soir pour assister à la réunion organisée sur le thème de la future Ligne Nouvelle Paris-Normandie (LNPN). La thématique de ce nouveau rendez-vous, qui s'inscrit dans le cadre du débat public, portait sur le transport de marchandises. Il s'agissait d'esquisser des réponses et de savoir ce que cette nouvelle ligne, dont le tracé n'est pas encore choisi, peut apporter aux transports de fret venus des ports normands que sont Le Havre, Rouen, mais aussi Caen-Ouistreham ou encore Cherbourg.

L'exigence des decideurs
Dans un premier temps, Gilbert Meyer, de Catram Consultants, a dressé le tableau des différents modes d'acheminement utilisés par les ports au plan régional. Le mode routier reste largement majoritaire, malgré les efforts développés pour promouvoir les modes massifiés que sont le fluvial ou encore le fer. Selon l'expert, le ferroviaire a encore aujourd'hui un coût élevé qui pourrait être amélioré par l'utilisation de trains plus longs. « La fiabilité est également le talon d'Achille du fer qui a perdu des parts de marché depuis plusieurs années », explique-t-il.
En préambule de son intervention, Laurent Castaing, le directeur du Grand Port Maritime du Havre (GPMH), a indiqué que pour les clients investisseurs, il n'était pas toujours facile de se rendre au Havre par le train en tant que passagers. « Les décideurs ont plus de facilité à se rendre à Londres ou ailleurs. » Pour le trafic, le responsable souligne qu'aujourd'hui 25 000 conteneurs sont acheminés vers Paris par le train.
« A chaque fois, les investisseurs nous demandent quels sont les modes massifiés utilisés à partir de notre port. Pour eux, c'est une exigence s'ils veulent venir s'installer au Havre. »
Pour Laurent Castaing, le fret ferroviaire est rentable, même pour des distances de moins de 500 km. Aujourd'hui, quarante trains de fret par jour font la navette entre Le Havre et Paris. « A l'horizon 2025, nous prévoyons quatre-vingts trains par jour aller-retour sur la même liaison avec une trentaine de transports combinés. Ces convois sont destinés à toute la France, mais la plupart sont obligés de passer par l'Ile-de-France. »

Les points noirs
« Nous avons de plus en plus de mal à faire passer nos trains. Il y a des impératifs horaires. La ligne Le Havre/Rouen/Paris est de plus en plus utilisée, même aux heures creuses. Les trains de fret sont de plus en plus rejetés, y compris la nuit. Les travaux actuels nous gênent avec des arrêts de circulation nocturnes. » Laurent Castaing réclame donc la modernisation et la mise en service du tronçon ferroviaire Gisors/Serqueux qui pourrait régler certains problèmes pour Le Havre. Tout comme Philippe Deiss, le directeur du Grand Port Maritime de Rouen (GPMR), il craint que le phasage des travaux pour la LNPN augmente les difficultés de circulation du fret.
Autres points noirs à traiter selon les deux responsables : le contournement de Mantes, un accès vers la grande ceinture mais aussi un nouveau franchissement de la Seine à Rouen. Le GPMR espère également des accès sur la rive gauche à Rouen. « La part du fer diminue d'année en année. Il faut y remédier. A Rouen, pour les céréales, il représentait 30 % des modes de transport. En 2011, il est à moins de 10 %. Les raisons du recul : le délaissement des réseaux les plus fins, mais aussi le manque de sillons ferroviaires », explique Philippe Deiss, favorable à l'implantation d'une nouvelle gare ferroviaire à Saint-Sever.

Plus de 80 contributions !
Depuis le mois d'octobre, plus de quatre-vingts structures ont apporté leur contribution au débat public sur la Ligne Nouvelle Paris-Normandie. Le maire du Havre et le président du département du Calvados dévoilent leur contribution commune aujourd'hui.
Le premier est signé des élus de l'agglomération d'Evreux, en octobre dernier. Il fut suivi de très près par celui de la Ville du Havre. Le dernier en date - début janvier - est celui du Medef Ile-de-France. Il porte le numéro 84. Depuis le lancement du débat public sur la Ligne Nouvelle Paris-Normandie, ce sont donc plus de quatre-vingts cahiers d'acteurs, ces documents de quatre pages rédigés pour soutenir ou non le projet de Ligne Nouvelle, qui ont été transmis à la commission chargée d'organiser le débat.
Ils émanent d'élus, de syndicats professionnels, de syndicats de salariés, d'organisations consulaires, de partis politiques, d'associations. comme Ecologie pour Le Havre ou le Centre havrais d'études techniques commerciales, voire d'un groupe de douze géographes universitaires normands.
Le nombre de cahiers d'acteurs devrait encore grossir d'ici la fin du débat public, le 30 janvier à Caen. Aujourd'hui jeudi, Edouard Philippe, le maire UMP du Havre, et Jean-Léonce Dupont, le président Nouveau Centre du conseil général du Calvados, doivent dévoiler, ensemble, depuis la Tour Radar de Honfleur, leur propre contribution au débat.

Lire les cahiers d'acteurs : http://www.debatpublic-lnpn.org/documen ... teurs.html
Didier 74
 

Suivante

Retourner vers Forum Transport Ferroviaire

Qui est en ligne

Utilisateurs enregistrés: Bing [Bot], Exabot [Bot], Google [Bot], Latil 22, tounin, Yahoo [Bot]


Lineoz.net Tous Droits Réservés 2001-2008 :: Création & DeSiGn by ArNaUd OUDARD
Ce site est enregistré à la CNIL sous le numéro 1072137 conformément à l'article 16 de la Loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978

Sites partenaires : Grenoble Snotag | Nancy blogOstan | Angers SnoIrigo | Clermont Ferrand TransClermont | Valence SnoCtav | Marseille MarseilleTransports.com | Dijon SnoDivia