hide a écrit:Doktor Villamos a écrit:
Tout à fait ! Les rames sont plus chères que celles des trams fer, mais l'argument principal des TMP est que "la voie serait plus légère que celle des trams fer et nécessiterait des fondations moins importantes, ce qui dans la plupart des cas éviterait la déviation des réseaux enterrés" donc moins de génie civil, d'où un coût de construction théoriquement plus faible de 20%.
Ah bon. Pourtant, il me semblait que l'intérêt majeur de
la déviation des réseaux avant de poser une voie de tram, quelle qu'elle soit, c'est de pouvoir par
la suite faire des opérations sur lesdits réseaux (maintenance, etc.) sans avoir à couper
la circulation de
la ligne de tram... Mais peut être que je me trompe, étant donné que j'avais déduit cela par moi même...
Bonjour,
Effectivement, l'argument-massue de Bombardier avec le TVR, puis de Lohr avec son
Translohr, était l'économie réalisée en ne déviant pas les réseaux. Ils prétendaient qu'en cas de travaux et de tranchées il n'y avait aucun problème : le TVR comme le
Translohr pouvaient relever leurs galets et dévier de leur voie de façon autonome en étant conduits manuellement avec un volant, éventuellement sur un itinéraire parallèle. Même le
translohr avait un volant. Il y a quelques années on a vu des reportages à
la télé : évidemment, sur le site d'essais du constructeur, tout marchait à merveille. Mais quand Lohr a vu que son concurrent le TVR avait tendance a dérailler (« déguider » en langue de bois technocrate), le
Translohr a changé de nature : il devenait guidé par son rail, sur toute
la longueur de
la ligne, sauf à l'intérieur du dépôt, où il redevenait autonome.
Mais l'économie d'établissement de
la voie se volatilisait. Quant à l'argument du
Translohr « indéraillable », on a pu y croire tant qu'il n'était pas encore en service. Maintenant, on sait.