Citadis a écrit: Mar Déc 12, 2006 10:55 amCe n'est qu'une ou deux petites centaine de mètres... On va pas faire arrêter le T3 uniquement pour le 56.Rabelaisien a écrit:Je viens de voir dans le numéro de Ville et Transport du 6 décembre qu'il n'y aura pas de correspondance entre le T3 prolongé et le 56, qui passe entre Sahel et porte de Vincennes, alors que c'est un bus que je prend pour rejoindre le PC2.
moi Mer Déc 13, 2006 12:58 pm : J'avais signalé dans un message précédent que je marche avec deux cannes anglaises. Pöur Citadis, les problèmes d'accessibilité n'ont pas d'importance. Raison de plus pour promouvoir la déréglementation expérimentale, car avec ce loupé là, et celui du PC1 tronçonné qui ne va pas à la rencontre de l'actuel T2, il pourrait être rentable de créer des services concurrents de l'autre côté du périphérique.
Christobal a écrit: Mer Déc 13, 2006 1:43 pmRabelaisien a écrit:Raison de plus pour promouvoir la déréglementation expérimentale, car avec ce loupé là, et celui du PC1 tronçonné qui ne va pas à la rencontre de l'actuel T2, il pourrait être rentable de créer des services concurrents de l'autre côté du périphérique.
Où est le rapport ?
Qu'une nouvelle ligne permette d'assurer la liaison que vous souhaitez dépend d'une décision du STIF (autorité organisatrice), pas de la RATP...
Ensuite que cette ligne soit exploitée par la RATP ou un autre transporteur, je ne vois pas en quoi ça modifierait la donne. Une "déréglementation expérimentale" n'apporterait aucune solution au problème que vous soulevez !
Si le STIF avait décidé de maintenir ou créer la liaison que tu proposes, ça n'aurait rien changé pour le client que le service soit assuré par la RATP ou un autre exploitant. L'argument ne tient pas la route...
Moi Mer Déc 13, 2006 3:46 pm
Il faut lire le texte -->
Date: 23-04-2004 16:04
Testons la concurrence dans les transports en commun d'Ile-de-France
Il y a d'un côté les partisans du maintien de la situation actuelle de "monopole" de la RATP et de la SNCF dans la zone centrale, qui promettent les pires horreurs en cas de concurrence ou de privatisation. De l'autre côté, les libéraux s'intéressent peu à la question, soit ils préconisent la privatisation, soit ils ont des réactions de type "Libertarians" où la seule chose qui importe est la mise au pas des syndicats
Je conteste le postulat selon lequel "ce serait mieux si c'était privé". Ce serait peut-être différent, mais d'autres inconvénients remplaceraient les actuels.
Une partie des aberrations (1) de la RATP est due au fait que le public ne dispose pas d'éléments de comparaison. Pour expliquer ma position, je fais une comparaison avec le conseil donné aux personnes qui chérissent un vieux chien proche de sa fin, à savoir ne pas attendre sa mort pour en accueillir un jeune, mais de prendre le jeune chien maintenant, pour tenir compagnie au vieux, ce qui lui fait faire de l'exercice et prolonge sa vie.
Je pense qu'il est possible que la RATP valorise ses bons côtés en étant soumise à une concurrence à dose homéopathique. Je vois cette concurrence sous deux formes :
1 - définir une zone dans laquelle une concurrence expérimentale totale à l'anglaise n'occasionnera pas de dégâts nuisibles aux usagers tout en stimulant la RATP et la SNCF. A partir d'une certaine distance de Paris, la concurrence style Thatcher risque de saccager les efforts des collectivités et des transporteurs.
C'est pourquoi je propose que cette zone se compose de Paris, des communes limitrophes, y compris des bois de Boulogne et de Vincennes, et de celles desservies par le métro urbain, cette dernière condition permettant le prolongement dans cette zone de services finissant actuellement aux terminus du métro.
Cette zone est assez dense pour que les soubresauts de l'introduction de nouveaux services ne provoquant pas trop de dégâts, elle offre l'avantage politique de contenir la quasi totalité de l'éventail politique, donc de voir après les protestations d'usage comment les municipalités de différentes couleurs passeront éventuellement des accords avec d'autres transporteurs pour améliorer la desserte de leur territoire.
2 - En dehors de cette zone, d'utiliser une jurisprudence du STP (2) (maintenant STIF (3)), pas appliquée actuellement, permettant de créer des lignes concurrençant des parcours exploités par des transporteurs en place, à condition que le nouvel entrant indemnise les transporteurs en place pour le trafic qu'il leur prend. Si cette mesure s'apparente parfois à une prime à l'incompétence, elle a l'avantage de permettre la création de nouveaux services sans pénaliser l'existant, le nouvel entrant pouvant faire le pari qu'il fera une bonne affaire, même en indemnisant les transporteurs en place, un des éléments du pari pouvant être qu'il fera assez de bénéfices, et qu'éventuellement l'ajout de son offre amènera de nouveaux voyageurs au transporteurs "concurrencés", donc de diminuer l'indemnisation, voire de la réduire à zéro. Je connais assez de "niches" où ce pari est jouable.
Sous l'impulsion du STIF, pour répartir les recettes des cartes oranges et assimilées, on connaît de plus en plus précisément la fréquentation des lignes. L'introduction de nouveaux systèmes de perception, monétique, passes sans contacts, etc. facilitera cette connaissance.
(1) Exemple : le terminus à la porte de Bagnolet du prolongement du 57 (Arcueil - gare de Lyon) alors qu'avec quelques centaines de mètres de plus, il allait à la gare routière Gallieni, à bagnolet, donner correspondance à plusieurs lignes de banlieue...
Autre exemple à Château de Vincennes, la disposition de part et d'autre d'une route nationale très chargée de deux autobus (114 et 210) ayant 8 arrêts en commun dans le bois de Vincennes, Nogent et Le Perreux...
(2) Syndicat des transports parisiens
(3) Syndicat des transports d'Ile-de-France
Christobal a écrit: Mer Déc 13, 2006 6:41 pm Je l'ai lu, mais votre proposition n'a aucun sens...
Ce n'est pas la RATP ou un quelconque transporteur qui décide de mettre une ligne de bus en place, ni du niveau de l'offre sur cette ligne. Ces décisions sont du ressort de l'autorité organisatrice.
Et cela est vrai en Île-de-France avec le STIF, mais aussi en province : les transports régionaux sont du ressort des Régions, les transports départementaux des Départements, et pour les réseaux urbains, de l'autorité organisatrice locale (communauté d'agglomération, etc.).
S'il n'y a pas de liaison entre le nouveau PC1 et le T2, c'est parce que le STIF ne le souhaite pas. Sinon, il aurait fait modifier le PC1 en conséquence. Il doit estimer qu'il y a déjà le RER C et que cette liaison suffit...
Je ne vois pas ce que vient faire une "déréglementation expérimentale" là-dedans, je le répète, ça n'a aucun sens ! À moins que vous ne fassiez preuve d'une démagogie à tendance libérale visant à punir la méchante RATP qui ne fait pas son boulot correctement ?...




